Le saviez-vous M. Laible Gustave Adolf interné à l’Ile Longue le 19 août 1916

Le saviez-vous M. Laible Gustave Adolf interné à l’Ile Longue le 19 août 1916

Laible  Gustave Adolf, frère de Guillaume, né le 12 mars 1882 à Montreux-Vieux, directeur d’usine (conserverie), fils de Laible Guillaume et de Charlotte Siedle, domicilié à Montreux-Vieux, célibataire a été arrêté le 9 août 1914, soit deux jours après la libération. Il a été transféré à Belfort puis à Machille-Trieul, Collioure, Aurillac et arrivé à l’Ile Longue le 19 août  1916. Il fut libéré le 16 novembre 1917 et parti sur Lyon.

L’Ile Longue c’est la présence d’un camp d’internement durant la première guerre mondiale. Quelques jours après la déclaration de guerre, le paquebot hollandais Nieuw Amsterdam en provenance des Etats-Unis d’Amérique vers les Pays Bas et soupçonné de contrebande au bénéfice des empires centraux, est arraisonné par un bâtiment français. A son bord, des passagers civils d’origine allemande, autrichienne, hongroise : des intellectuels, des membres de la bourgeoisie, des patriotes qui cherchent à regagner leurs pays respectifs. Ce paquebot arrive au port de Brest le 3 septembre 1914. Que faire de ces civils que l’on ne peut considérer comme des prisonniers de guerre ? Très vite, le site de l’Ile Longue attire l’attention des autorités. Il ne reste plus qu’à construire le camp la composition sociale des internés explique l’existence très active d’ateliers, de clubs sportifs, d’école et de centres d’apprentissage.

Le camp compte des prisonniers célèbres : Carl W.H. Doetsch, ethnologue au Togo, Georg Wilhelm Pabst, futur cinéaste (considéré avec Fritz Lang comme l’un des plus grands cinéastes de l’entre-deux guerres), animateur de théâtre à L’Ile Longue, Johannes Mättig, franc-maçon qui a créé la loge « Des chaînes vers la lumière » à l’Ile Longue, Hermann Von Boetticher écrivain et dramaturge, auteur de la pièce biblique « Jephta » écrite à l’Ile Longue.

Ces internés civils sont bientôt rejoints par des prisonniers de guerre. La vie au camp est rythmée par un emploi du temps bien défini mais qui n’empêche pas des moments de détente et surtout une activité culturelle intense : troupe de théâtre, concerts, parution d’un journal « Die Insel Woche » (« La Semaine de l’Ile ») journal qui, malgré la censure fait paraître quelques articles « subversifs ».

La fermeture du camp est définitive le 31 décembre 1919. Les installations sont détruites mais les vestiges sont encore visibles en 1966 et de nos jours, grâce à la conservation de baraques des ex chantiers de construction navale du Fret

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