Le Vieux Montreux,  La Rue d’Alsace

Le Vieux Montreux,  La Rue d’Alsace

Il s’agit là de quelques souvenirs du village,  il y a fort longtemps ou les lotissements n’existaient pas encore ni certaines nouvelles constructions.

Commençons par la Rue d’Alsace : En entrant par la «grande forêt » comme nous l’appelions  étant  petits qui en fait se nomme « La Brière » Juste une petite parenthèse pour dire que la forêt communale en l’an 2 000 avait une superficie de 54 ha 08 où étaient plantés 10 414 arbres d’essences diverses.

La Brière

Se présente ensuite  à droite,  le cimetière érigé vers 1891 par la commune, alors administrée, par un maire Allemand, Laible Wilhelm (maire du 29 août 1896 au  7 août 1914) date de  la reconquête du village par les français. Le cimetière est alimenté par une conduite en eau potable. Il existe encore un morceau de barrière séparant les défunts protestantes et catholiques.  En entrant au cimetière durant un certain moment il y avait devant la grille quelques tombes de soldats allemands exhumés et transportés par la suite par une association dans leur pays. Une partie de  l’histoire de Montreux-Vieux se trouve à cet endroit parmi tous les morts.

Devant le cimetière il y avait quelques champs loués à des particuliers par la commune pour y cultiver des légumes. Ils payaient alors « le fermage ».

La « Petite Forêt »

Puis « la petite forêt », un petit bosquet avec quelques arbres ou j’ai un vague souvenir mais pas sur ou étaient disposées quelques tombes  le long de la lisière. Je pense que cela pourrait être ce que démontre la photo ci-dessous.

Nous voilà devant la maison Pierre,  (De Vittori Lucien, son père De Vittori Joseph, et auparavant Camille Cuenin qui je me souviens jouait de la trompette durant les périodes d’orages pour ne pas entendre gronder le tonnerre….) A la fin de la propriété direction Chavannes-Sur L’Etang était implanté un calvaire en grès rose qui a été retiré lors de la construction du Lotissement Les Bourquardettes mais,  personne ne sait ou il a été déposé. Ces calvaires étaient souvent implantés à l’intersection de routes ou chemins. Pour celui-ci il indiquait la direction de Valdieu mais également le petit chemin allant sur Chavannes-Sur-L’Etang.  En face le Lotissement « Géhant » la Rue des Merles ou devait être construit une école du nom de l’école « Géhant », propriétaire du terrain cédé à la commune de Montreux-Vieux.

Suit la maison Ménétré,  auparavant J. Lallement. A cet endroit fut tué le soldat Maurice Canal le 22 septembre 1915  et un autre mortellement blessé par une bombe. Cette même maison durant la guerre 1939/1945 a fait l’objet d’une projection d’un  éclat (morceau de rail de chemin de fer) qui est tombé sur l’immeuble traversant les étages pour se trouver à la cave ceci après le bombardement de la ligne de chemin de fer. Habitait dans cette maison un  fils Lallemend Marcel, plâtrier, déporté en Russie durant la dernière guerre qui est revenu traumatisé..

L’ébénisterie Vincent Magny

En face l’ébénisterie Magny, auparavant Joseph Stirlin,  Sutter Xavier, puis Marcel. Un mauvais souvenir Mme Sutter un soir de réveillon du 31 décembre s’est pendue au grenier laissant une lettre à son fils qui était invité ailleurs cette nuit là. Dans cette maison vivait également une vieille dame Stauffer Marguerite qui s’occupait un moment donné du balayage et du chauffage des écoles.

A côté la maison Higelin Alphonse, ancien cheminot, avec à l’étage sa fille Antoinette, secrétaire de mairie, son mari instituteur puis maire  du 20 mars 1971 au  18 mars 1983 et tout en haut une dame appelée  » la tante Thévenot ». Tous les lundis Madame Higelin faisait sa lessive dans un local appelé buanderie ou le linge bouillonnait dans une lessiveuse.

La maison Chaxel à droite au bas de la photo

En face une maison qui n’existe plus la maison Chaxel où est né Monsieur Seiler René qui nous a quitté le 25 novembre 1988, fils de l’ancien maire Auguste Seiler Maire et administrateur de trois communes durant la guerre 1939/1945. Il était maire du 13 août 1940 au  30 novembre 1944 puis du 30 septembre 1945 au 19 mars 1971. René avait un frère Charles mort dans le sous marin « Le Protée 2 », coulé le 19 décembre 1943 par les Allemands au large de Marseille.

La maison de Melle Alice Widemann

A côté une maison avec beaucoup d’histoire, celle de Monsieur Roux Robert dont l’épouse était en famille avec le Tsar de Russie Nicolas II qui avait fait un arrêt en gare de Montreux-Vieux en date du 27 octobre 1909 à 5 h 56 du matin en avance de 4 minutes sur l’horaire.  Cette maison était également en partie aménagée en magasin ou se vendaient des ustensiles de cuisines, cuisinières, gazinières etc mais il y avait également un dépôt de bouteilles de gaz. C’était l’époque de Widemann Alice et de sa mère Marie. Une magnifique photo a été retrouvée de l’époque ou étaient cantonnés les militaires à Montreux-Vieux. Alice Widemann alors conseillère municipale eut un garçon dans les années 1920, André, ingénieur et à l’origine de l’invention du parapluie télescopique et grand amateur de football. Il donna à l’association sportive  la dénomination de Montreux-Sports.

En face mon immeuble ou vécu mon père qui possédait déjà une scie électrique dans les années 1945 pour scier le bois de chauffage à ses clients. Le courant électrique pour alimenter le moteur était alors pris avec des perches accrochées tout simplement aux câbles électriques qui passaient le long des rues. Dans cette immeuble est né Léon Hégélé le 30 janvier 1925,  devenu Evêque Auxiliaire de Strasbourg. Il est décédé le 11 février 2014 à l’hôpital de Sierentz. Pour la petite histoire la tombe du parrain de Monseigneur Hégélé, Libman Heinrich,  a été retrouvée en Ukraine à Potelitsch ou il a été tué le 13 mars 1944 sur le front Russe.

A côté de chez moi, la maison Notter/Thuet, entièrement rénovée à présent ou habitaient plusieurs familles notamment Winninger Armand alors mécanicien de bicyclettes, à une certaine époque,  Mr et Mme  Meyer et leurs enfants, Monsieur s’étant tué au volant de son camion alors encore très jeune. Mr et Mme Corsini César et leurs enfants l’un d’eux Daniel s’est noyé  sous le pont du canal du Rhône au Rhin  en 1957 à l’âge de 11 ans, le père à quelques mètres de là, quelques années après. Il y avait également un Mr Schwob et d’autres personnes encore qui habitaient dans cette maison. C’est aussi là que le samedi l’on tuait le lapin pour le manger le dimanche. Immédiatement la peau de la bête était tendue sur un fil de fer et vendue à la personne ramassant le lundi  peaux, chiffons, ferraille etc…

En face la maison Widemann que tout le monde connaît, Etienne faisait partie de toutes les associations, du conseil municipal, de la Fabrique de l’église, des sapeurs-pompiers  et tenait le cinéma Star à la salle des fêtes durant un période. Derrière se trouvait une ancienne maison ou vivaient ses parents qui tenaient un atelier de zinguerie avec quelques apprentis qui dormaient à l’époque sur place au dessus de la «  boutique » encore chaude en hiver par la chaleur que dégageait  la forge. A côté un garage démoli à présent et propriété de la commune.

 

Une partie de la ferme de Monsieur Moreth Aloyse à droite derrière les enfants

En face la pharmacie  qui était un magasin d’alimentation auparavant. A l’emplacement il y avait une ferme celle de Monsieur Aloïse Moreth qui a brûlée il y a quarante ans le 23 août 1978 vers 13 h 30. C’est là également que vivait au début de son mariage sa fille Marie Rose qui a épousé M. Amtouti Abderazac alors, ouvrier agricole, maçon, fossoyeur et même coiffeur. Monsieur Moreth Aloyse lors des enterrements conduisait le cercueil du défunt sur un catafalque tiré par ses chevaux.

En face la mairie-école qui vient d’être rénovée. Elle fut construite sur le terrain du berger à partir de septembre 1881. Les matériaux provenant de la démolition ont été vendus pour la construction du bâtiment qui fut  terminée le 30 avril 1884. C’était la  période des maires Gevrier Ferdinand (17 février 1858 à 1873 et du 12 septembre 1883 au 28 août 1896) et Gevrier François (de février 1873  au 11 septembre 1883). A son début le bâtiment abritait d’abord l’école catholique et la mairie, puis mixte puisqu’une fois les allemands partis il y avait moins de protestants. La mairie est surmontée par un clocheton qui sonnait au début et à la fin de la classe que l’instituteur actionnait en tirant sur la corde qui pendait derrière la porte d’entrée de l’école. A mon époque la cloche ne sonnait plus il y avait le sifflet.  A l’école nous avions en plus des matières traditionnelles  des cours de religion et du catéchisme. Il fallait faire également la prière qui avait été oubliée à la réouverture des écoles le 29 novembre 1914 mais rappelé par le curé à l’administrateur le capitaine Laurent  Atthalin. Il fallait également rentrer le bois à l’instituteur, lui monter au grenier.

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