Certificat d’études primaires en Alsace

Certificat d’études primaires en Alsace

 03-12-1915

On sait que l’enseignement a été organisé en Alsace reconquise pour les enfants d’Alsace.

Un examen pour le certificat d’études a eu lieu le 12 novembre pour les élèves des écoles de Chavannes-Sur-l’Etang, Masevaux, Montreux-Vieux et Montreux-Jeune.

On avait choisi pour eux des sujets de circonstance : « Un souvenir d’Alsace » d’André Theuriet, fut donné en dictée, et le thème de la composition française était « Décrivez votre village d’Alsace Dites pourquoi votre petite patrie est si chère au cœur de tous les français »

Quatre aspirantes et neuf aspirants ont été déclarés admis avec une mention assez bien, quatre avec la mention bien et huit avec la mention très bien.

Complément trouvé dans La Revue des deux mondes, tome 34 du 1er juillet 1916

Une cérémonie plus imposante encore qu’une distribution fut l’examen du certificat d’études. Il eut lieu à Rougemont- le-Château (territoire de Belfort). Onze aspirants, et cinq aspirantes vinrent des écoles de Masevaux, Chavannes-sur l’Étang, Montreux-Vieux et Montreux-Jeune. Neuf aspirants, et quatre aspirantes furent reçus. La dictée était une page de Theuriet. Voici quel était le thème de la composition française Décrivez votre ville d’Alsace. Dites pourquoi votre petite patrie est si chère au cœur de tous les Français. Les copies remises sont conservées, comme des documents scolaires, au Musée pédagogique. Il y en a qui donnent l’impression d’être autre chose que des copies d’élèves, le cri du cœur de l’Alsace. Le jury se composait du recteur de Besançon, d’un professeur de Paris, membre du Conseil supérieur de l’Instruction publique, actuellement interprète sur le front, d’instituteurs, et de soldats instituteurs. Celui qui a eu le grand honneur de présider cette séance n’en a pas exagéré l’importance quand, dans le rapport adressé au ministre, il signale, avec une émotion grave, « le sérieux des enfants et des maîtres, instituteurs civils et militaires, le sentiment profond, instinctif chez les uns, fortement perçu par les autres, de l’acte si simple qui s’accomplissait en ce moment, et qui n’était rien moins que le retour à la France de l’âme et de l’intelligence des enfants de nos bien-aimés frères d’Alsace. »

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