L’alimentation en eau potable

L’Alimentation en eau potable

chateau002_vign

C’est en 1937 que le Maire Célestin Catté bénéficia de l’appui de son ami Lo Frossard, alors Ministre des Travaux Publics, pour la construction du Château d’eau et du réseau d’adduction d’eau. La commune comptait alors 684 habitants.Dès le 15 Mai 1937, Othon Sauer, alors Ingénieur Conseil à Strasbourg, fut chargé de l’étude, de la direction et du suivi des travaux. Dans son rapport du 1 Décembre 1937 il donna le résultat des différentes adjudications –

les travaux de canalisations à …………………….. 966 590,00 F

les travaux de bâtiment de la Station ………. ….. 34 907,50 F

les travaux du Château d’eau ……………………… 340 641,25 F

l’installation électro mécanique de la station ….. 94 750,00 F

Soit un total de . ………………………………………… 436 888,75 F

devenus avec les imprévus et hausses …………700 000,00 F

pour lesquels un emprunt a été contracté le 13 Décembre 1937 par le Conseil Municipal renforcé par les plus imposés.

DSCF2132

Construit par l’Entreprise TH.E. Wagner de Strasbourg en 1938

Avec ses 37m de haut, sa cuve d’une capacité d’eau de 200 m3 , il alimente la Commune de Montreux-Vieux et celle de Chavannes raccordée depuis 1952, soit environ 1350 personnes au 31 Décembre 1996.

Ce dernier repose sur une assise en pierres de taille massives. L’ossature est constituée par 8 poutres en béton armé courant du sol jusqu’à la ceinture inférieure de la cuve de stockage.

Les parements intérieurs de ces piliers ont été réalisés avec de la brique décorative en terre cuite couvrant une surface totale de 575 m2, donnant ainsi à l’ouvrage un caractère très particulier.

De part sa hauteur, il a permis d’éviter la construction d’un pylône d’environ 40 m dans le centre du village par les Télécommunications d’Alsace et supporte ainsi deux antennes paraboliques de 2 m de diamètre.

Servant d’observatoire par les allemands durant la Guerre, il a été endommagé le 27 Novembre 1944 lors de la libération par 4 obus de 76,2 mm tirés depuis le village voisin de Montreux-Jeune par un char du 3ème bataillon du 21è RIC.

L’entreprise Schnitzler à Dannemarie a alors procédé aux travaux de réparation d’étanchement de la cuve. Travaux sous le contrôle de l’Ingénieur Othon Sauer, qui ne pouvait se déplacer par manque d’essence selon une lettre du 25 Juillet 1945.

Lors de sa séance du 16 février 1974, le Conseil Municipal avait décidé de remettre en état le Château d’eau pour un montant alors estimé à 210 000 Frs TTC et le 27 Mars 1975 a sollicité un prêt auprès de la Caisse de Dépôts et Consignations de Nancy de 200 000 Frs pour 10 ans à 8,75%.

Mais dès le 21 Juin 1975 des travaux supplémentaires imprévus de 50 000 Frs ont dû être effectués.

Réuni en session extraordinaire le 3 Juillet 1975, le Conseil Municipal a dû se prononcer sur le remplacement du voile d’isolation thermique en briques de parements extérieurs du réservoir, ou de nombreuses fissures sont apparues.

L’assemblée a décidé d’exécuter ces travaux de suite puisque l’échafaudage était en place et de procéder à un nouvel emprunt auprès du Crédit Agricole de 100 000 Frs à 9,80% sur 15 ans.

Le Conseil Municipal a du reconsidérer le financement des travaux le 20 Septembre 1975, qui se sont finalement élevés à 312 000 Frs.

De nouveaux travaux s’avérant nécessaires et urgents, l’assemblée municipale, dès le 18 Octobre 1996, a décidé de procéder à une rénovation des façades, estimée à 588 869 Frs TTC, et le 14 Février 1997 à la Réfection de l’étanchéité intérieure de la cuve pour 144 720 Frs selon le devis estimatif.

Les travaux ont été entièrement terminés en décembre 1997 pour un montant de 447 665.94F

Les subventions suivantes ont été obtenues: Agence de l’eau 36 000 Fonds d’add.eau 30 000 5 B 12 000 5 B 23 238 Conseil Général 48 628.52 Région 70 469.55 Région 14 450.89 France Télécom 10 000 TOTAL 244 786.96 Le retour de TVA sur les travaux était de 74 987.58F L’opération totale s’est soldée par une dépense de 127 891.40 .

Les Puits

La commune de Montreux-Vieux s’alimente en eau à partir de trois puits situés entre le Canal d’Alimentation et la Suarcine, à 1 KM au Sud-Ouest de la localité au lieu-dit Vers le Moulin des Beusses, parcelles 41 et 47.

Les trois ouvrages sont identiques (lespuits 1 et 2 ont été réalisés vers 1934, le puits n° 4 vers 1968) : Les puits ont un tubage de 300 mm de diamètre et une profondeur d’ environ 6 m.

Un avant-puits d’environ 2 m de profondeur, au fond duquel un tube crépiné capte l’aquifère. La nappe est légèrement artésienne et remonte dans l’avant-puits. Les puits 1 et 2 sont connectés et équipés d’une pompe ( 8 m3 /h maximum).Le puits 4 est équipé d’une pompe de 6m3/h.

Le débit estimé est de 2,5 l/sec par puits.

Les prélèvements sont d‘environ de 250 m3/j suivant la saison, dont 2/5 vendu à Chavannes-sur-l’Etang et 3/5 pour Montreux-Vieux.

Le cadre hydrogéologique

On se situe dans la vallée de la Suarcine , 1 km en amont de son confluent avec le St-Nicolas. Cette vallée est empruntée par le bief de partage du canal Rhin-Rhône. Au dessus des marnes oligocènes, soubassement de la région, se sont déposés les cailloutis pliocènes du Sundgau sur des épaisseurs très variables.

Ces alluvions pliocènes ont été par la suite, soit recouverts de placages de loess sur les collines et les plateaux, soit réentaillées par les rivières quaternaires qui ont amené des alluvions récentes dans les vallées.

Au droit des puits de Montreux-Vieux, sous 1,5 m de terre végétale, on traverse 2 m de sable et gravier pliocène, puis des argiles mélangées de sable et gravier sur 1 à 2 m avant d’arriver aux marnes.

L’aquifère est donc très peu épais au droit de la vallée, mais présente une certaine continuité dans le secteur.

La Suarcine semble drainer fortement cette nappe qui est alimentée par les coteaux au Sud (Montreux-Jeune) et par la vallée du St-Nicolas – ruisseau de la Loutre au Nord.

Le réseau d’eau

Egalement construit en 1938 il mesure environ 7778 m y compris la canalisation d’alimentation du château d’eau et dispose de 27 poteaux incendie, 33 bouches d’incendie et 277 branchements particuliers.

Un projet d’extension à la commune de Montreux-Château avait été envisagé en 1946 mais n’a jamais abouti.

Périmètre de protection des captages:

La législation en vigueur prévoit la détermination des périmètres de protection (immédiate, rapprochée, éloignée) et les prescriptions afférentes pour les captagges alimentant en eau potable les collectivités, dans le but de préserver la qualité de l’eau distribuée et les ressources en eau exploitées.

Le service de la carte géologique d’Alsace et de Lorraine a été chargé, par délibération du Conseil Municipal de la commune de Montreux-Vieux (68) en date du 20 septembre 1975,de proposer les périmètres de protection réglementaires des puits A.E.P. de la commune en vue de leur déclaration d’utilité publique.

Une visite des lieux a été réalisée par le géologue le 20 Novembre 1975 en compagnie du Maire de la commune. C’est par arrêté préfectoral du 26 Juillet 1977 que les périmètres de protection ont été fixés et déclarés d’utilité publique.

En voici l’essentiel: Il est établi autour des points d’eau:

– un périmètre de protection immédiate, – un périmètre de protection rapprochée; – un périmètre de protection éloignée en application des dispositions de l’article L 20 du code de la Santé Publique et du décret n° 61 859 du 1er Août 1961 complété et modifié par le décret n° 67 1093 du 15 Décembre 1967.

Prescriptions imposées à l’intérieur des périmètres de protection:

Périmètre de protection immédiate:

A l’intérieur de cepérimètre sont interdits tous dépôts, installations ou activités autres que ceux strictement nécesssaires à l’installation et à l’entretien des points d’eau. Les terrains formant ce périmètre seront acquis en pleine propriété par la collectivité et clôturés.

Périmètre de protection rapprochée:

Sont interdits:

– le dépôt d’ordures ménagères, immondices, détritus et produits radio-actifs et de tous produits et matières susceptibles d’altérer la qualité des eaux;

– l’ouverture et l’exploitation de carrières ou de gravières; – la construction d’installations d’épuration d’eaux usées domestiques ou industrielles;

– l’épandage ou l’infiltration d’eaux usées d’origine domestique ou industrielle;

– le stockage de tous produits ou substance destinés à la fertilisation ou à la désinfection des sols,à la lutte contre les ennemis des cultures ou à la régularisation de la croissance des végétaux. L’épandage des produits ou substances précités lorsqu’ils ne sont pas homologués par le Ministère de l’Agriculture et du Développement Ruralou lorsqu’ils sont utilisés à des doses d’emploi supérieures à celles prescrites par les fabricants ou les réglements en vigueur.

– l’implantation de canalisations d’hydrocarbures liquides ou de tous autres produits liquides reconnus toxiques;

– les installations de stockages d’hydrocarbures liquides,qu’elles soient ou non déjà soumises aux formalités réglementaires de déclaration ou autorisation en application de la réglementation en vigueur, et que ces stockages soient prévus enterrés, ou à l’air libre, ou à l’intérieur d’un bâtiment.

– l’implantation ou la construction de manufactures, ateliers, usines, magasins, chantiers et de tous établissements industriels, commerciaux ou agricoles, qu’ils relèvent ou non de la législation sur les établissements classés; – les constructions superficielles ou souterraines lorsqu’il y est produit des eaux usés d’origine industrielle;

– l’implantation d’ouvrages de transport des eaux usées d’origine industrielle, qu’elles soient brutes ou épurées; – les constructions superficielles ou souterraines lorsqu’il y est produit des eaux usés d’origine domestique;

– l’implantation d’ouvrages de transport des eaux usées d’origine domestique, qu’elles soient brutes ou épurées; Doivent être déclarés avant toute exécution, en vue de la fixation des conditions particulières de réalisation imposées pour la protection des eaux souterraines:

– le forage de puit;

– l’ouverture et le remblaiement d’excavations susceptibles de mettre en cause la protection des eaux souterraines; – la construction ou la modification de voies de communication ainsi que leurs conditions d’utilisation;

– le pacage des animaux. Peuvent être interdits ou réglementés et doivent, de ce fait, être déclarés dans les mêmes conditions, toutes activités ou tous faits susceptible de porter atteinte directement ou indirectement à la qualité de l’eau.

Périmètre de protection éloignée:

Font l’objet, dans le cadre des autorisations ou déclarations réglementaires existant à d’autres titres, de la prescription de mesures particulières pour la protection des eaux souterraines

OU

doivent être déclarés, en vue de la prescription de ces mêmes mesures en l’absence d’autorisations ou de déclarations imposés à d’autres titres:

– les activités, installations ou dépôts qui sont interdits ou réglementés dans le périmètre de protection rapprochée à l’exception de l’activité suivante qui est autorisée

: – le pacage des animaux

– d’une manère générale, toutes activités ou tous faits susceptibles de porter atteinte directement ou indirectement à la qualité de l’eau.

Cet arrêté spécifie aussi que lors de la réalisation du canal à grand gabarit, il devra être prévu des aménagements nécessaires pour empêcher le drainage de la nappe vers le canal sur une longueur suffisante, de façon à maintenir le potentiel de la ressource en eau.Il devra également être pris toutes précautions pour la protection des eaux souterraines dans ce secteur; en particulier les citernes de fuel pour engins de terrassement, les cabanes de chantiers…seront placés à l’extérieur des périmètres de protection.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *