{"id":4746,"date":"2015-02-17T13:38:51","date_gmt":"2015-02-17T12:38:51","guid":{"rendered":"http:\/\/montreux-vieux.net\/?page_id=4746"},"modified":"2015-02-17T13:39:49","modified_gmt":"2015-02-17T12:39:49","slug":"albert-erb-ne-a-montreux-vieux-syndicaliste","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/montreux-vieux.net\/?page_id=4746","title":{"rendered":"Albert Erb n\u00e9 \u00e0 Montreux-Vieux syndicaliste"},"content":{"rendered":"<h3 style=\"text-align: center;\">ERB Albert syndicaliste<\/h3>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">N\u00e9 le 6 f\u00e9vrier 1905 \u00e0 Montreux-Vieux (alors Altmunsterol, Haute-Alsace, Alsace-Lorraine), mort le 3 avril 1959 \u00e0 Bischheim (Bas-Rhin) ; ajusteur ; secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Union des syndicats de cheminots d\u2019Alsace et de Lorraine (1947-1952) ; membre du comit\u00e9 f\u00e9d\u00e9ral du PCF du Bas-Rhin en 1947, puis du bureau f\u00e9d\u00e9ral (1948-1952) ; conseiller municipal et troisi\u00e8me adjoint au maire<\/h4>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">Albert Erb \u00e9tait le fils de Philippe Erb et de Catherine Ehrenberger. Son p\u00e8re, ajusteur puis chef de brigade aux ateliers de chemin de fer de Bischheim, haut lieu du militantisme rouge ouvrier, ne s\u2019exprimait qu\u2019en dialecte.Albert Erb fit, lui aussi, un apprentissage d\u2019ajusteur aux ateliers de chemin de fer de Bischheim et y trouva un emploi en 1919. Il fit son service militaire fran\u00e7ais \u00e0 Toulon, dans la marine. Apr\u00e8s un court s\u00e9jour, aux ateliers de Basse-Yutz, o\u00f9 il commen\u00e7a \u00e0 militer \u00e0 l\u2019Union des syndicats CGTU des cheminots d\u2019Alsace et de Lorraine, il revint \u00e0 Bischheim. Il parlait et \u00e9crivait le fran\u00e7ais, ce qui \u00e9tait rare chez les militants alsaciens.<\/h4>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">Albert Erb avait adh\u00e9r\u00e9 au Parti communiste, \u00e9tait devenu secr\u00e9taire \u00e0 l\u2019organisation de la section de Strasbourg-campagne et membre du comit\u00e9 r\u00e9gional d\u2019Alsace. Il fut \u00e9lu, le 16 mai 1935, au conseil municipal de Bischheim et nomm\u00e9 3e adjoint au maire communiste \u00c9mile Haag.<\/h4>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">En 1939, les cheminots furent \u00e9vacu\u00e9s \u00e0 P\u00e9rigueux (Dordogne). Albert Erb fut intern\u00e9 une premi\u00e8re fois par la police fran\u00e7aise au camp de Magnac-Laval (Haute-Vienne) o\u00f9 \u00e9taient r\u00e9unis des militants syndicaux alsaciens, et dont il r\u00e9ussit \u00e0 s\u2019\u00e9chapper. R\u00e9int\u00e9gr\u00e9 aux ateliers de chemin de fer d\u00e9sormais allemands, il tenta de reconstituer clandestinement la CGT. Les conditions de r\u00e9sistance \u00e9taient tr\u00e8s difficiles. Ne tenant pas compte des avertissements de ses camarades, il fut arr\u00eat\u00e9 au d\u00e9but de 1942 aux ateliers de Bischheim, intern\u00e9 au camp de s\u00e9curit\u00e9 et de r\u00e9\u00e9ducation de Schirmeck, condamn\u00e9 pour haute trahison le 25 janvier 1943 \u00e0 la r\u00e9clusion perp\u00e9tuelle par le Volksgerichtshof (Cour de justice du Peuple) si\u00e9geant \u00e0 Strasbourg. Emprisonn\u00e9 \u00e0 Ludwigsburg, puis \u00e0 Celle, pr\u00e8s de Hanovre, il fut lib\u00e9r\u00e9 par les Am\u00e9ricains en avril 1945 et hospitalis\u00e9 \u00e0 Paris. D\u00e9j\u00e0 titulaire de la m\u00e9daille de la R\u00e9sistance, il fut, par d\u00e9cret du 18 juillet 1946, et sur proposition du ministre des travaux publics, nomm\u00e9 chevalier de la L\u00e9gion d\u2019honneur.<\/h4>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">Au cours du mois de novembre 1947, il avait particip\u00e9, \u00e0 la suite d\u2019une d\u00e9cision du comit\u00e9 syndical franco-sovi\u00e9tique, \u00e0 une d\u00e9l\u00e9gation invit\u00e9e \u00e0 visiter les installations et sites ferroviaires, et examiner la situation mat\u00e9rielle, morale et culturelle des cheminots sovi\u00e9tiques. Il en fit un long r\u00e9cit publi\u00e9, en fran\u00e7ais et en allemand, dans Le Cheminot de janvier 1948 : \u00ab 4 semaines en URSS. \u00bb Il d\u00e9crivait comment les \u00ab ressources des travailleurs, l\u2019organisation de la vie humaine en g\u00e9n\u00e9ral, leur permettent de vivre aujourd\u2019hui ais\u00e9ment, mieux qu\u2019en France \u00bb. En d\u00e9cembre 1948, pour avoir approuv\u00e9 l\u2019ordre du jour du conseil national de la F\u00e9d\u00e9ration appelant au blocage des trains de charbon venant de l\u2019\u00e9tranger, son d\u00e9tachement syndical fut supprim\u00e9, ainsi que celui de Simbsler, et il fut oblig\u00e9 de reprendre temporairement son emploi de chef de brigade d\u2019ouvriers aux ateliers de Bischheim. Lors de la gr\u00e8ve du 23 mars 1951, il incita les cheminots du d\u00e9p\u00f4t de Hausbergen \u00e0 refuser les r\u00e9quisitions individuelles \u00ab ill\u00e9gales \u00bb. Il tenta la m\u00eame op\u00e9ration au d\u00e9p\u00f4t de la Gare centrale de Strasbourg, mais fut somm\u00e9 de quitter les lieux par le chef de d\u00e9p\u00f4t. \u00c0 partir du 1er janvier 1952, \u00e0 la suite d\u2019une d\u00e9cision minist\u00e9rielle, comme tous les permanents CGT de la SNCF, sa r\u00e9mun\u00e9ration ne fut plus vers\u00e9e par la SNCF, mais par la F\u00e9d\u00e9ration nationale.<\/h4>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">Albert Erb avait retrouv\u00e9 ses responsabilit\u00e9s politiques d\u2019avant guerre. Il redevint 3e adjoint au maire communiste de Bischheim en 1945, mais perdit ce poste en 1947 lorsque le socialiste Georges Rossdeutsch (p\u00e8re) rompit l\u2019alliance pour se faire \u00e9lire maire. Il fut membre du comit\u00e9 f\u00e9d\u00e9ral en 1947, du bureau f\u00e9d\u00e9ral de 1948 \u00e0 1952.<\/h4>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">Les Renseignements G\u00e9n\u00e9raux le pr\u00e9sentaient en juin 1949 comme \u00ab beaucoup plus diplomate que [Georges] Mattern \u00bb, mais jouissant de \u00ab la confiance totale du Parti communiste \u00bb. Cette position lui donnait une certaine marge de man\u0153uvre quant \u00e0 l\u2019application des d\u00e9cisions nationales. Ainsi, le 30 mai 1952, apr\u00e8s l\u2019arrestation deJacques Duclos et Andr\u00e9 Stil*, il reconnut, lors d\u2019un CA de l\u2019Union, que le climat r\u00e9gional \u00e9tait peu favorable \u00e0 une gr\u00e8ve politique et qu\u2019il faudrait se contenter de recueillir des signatures contre ces \u00ab mesures d\u2019oppression \u00bb. L\u2019\u00ab affaire Erb \u00bb \u00e9clata pourtant en octobre 1952, au sein du Parti communiste, quelques mois avant le proc\u00e8s de Bordeaux, o\u00f9 devaient \u00eatre jug\u00e9s les Alsaciens impliqu\u00e9s dans le massacre d\u2019Oradour-sur-Glane. La position officielle du Parti communiste, impos\u00e9e par Paris, de ne pas tenir compte de l\u2019origine alsacienne des soldats de la division Waffen-SS Das Reich, incorpor\u00e9s de force, \u00e9tait condamn\u00e9e par l\u2019opinion publique alsacienne presque unanime. Au sein m\u00eame du parti l\u2019unanimit\u00e9 \u00e9tait loin d\u2019\u00eatre acquise. Les cheminots en particulier, si puissants dans la f\u00e9d\u00e9ration bas-rhinoise, comptaient parmi les contestataires. Paris prit les devants et d\u00e9cida d\u2019\u00e9carter de la direction f\u00e9d\u00e9rale un certain nombre de camarades jug\u00e9s trop attach\u00e9s \u00e0 la d\u00e9fense des particularit\u00e9s alsaciennes. Le 20 octobre 1952, une commission f\u00e9d\u00e9rale se r\u00e9unit pour examiner le dossier d\u2019Albert Erb. Il lui fut officiellement reproch\u00e9 d\u2019avoir donn\u00e9, pendant son interrogatoire par la Gestapo en 1942 au camp de Schirmeck, les noms des camarades cheminots Adolphe Kleindienst, Charles Ebel, Haber etLouis Kieffer. Ce dernier s\u2019\u00e9tait suicid\u00e9 dans sa cellule. Ce fut donc un argument de morale politique qui fut avanc\u00e9, et qui se pr\u00e9sentait comme irr\u00e9futable, m\u00eame s\u2019il touchait un camarade encore aur\u00e9ol\u00e9 par la condamnation nazie et la d\u00e9portation.<\/h4>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">Albert Erb se d\u00e9fendit en soulignant qu\u2019il n\u2019avait jamais cach\u00e9 son attitude et avait averti, d\u00e8s les faits, le camarade Ott, intern\u00e9 lui aussi. De fait, \u00e0 la Lib\u00e9ration, la commission d\u2019\u00e9puration n\u2019avait rien retenu contre lui, la question des d\u00e9nonciations pendant les interrogatoires ou sous la torture restant un probl\u00e8me d\u00e9licat. Les renseignements g\u00e9n\u00e9raux ayant fourni le dossier de la Gestapo au d\u00e9put\u00e9 MRP Schmitt, ancien cheminot lui aussi, des accusations voil\u00e9es contre Erb avaient \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9es dans la presse syndicale de la CFTC d\u00e8s 1948, sans plus de rebondissement. Sans nier ses responsabilit\u00e9s, Erb cita d\u2019autres d\u00e9nonciateurs, en particulier L\u00e9onard Keim, secr\u00e9taire f\u00e9d\u00e9ral, conseiller municipal et membre du comit\u00e9 central, dont il pr\u00e9cipita ainsi la chute, d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9visible depuis quelques mois pour ses positions sur le proc\u00e8s d\u2019Oradour. Les exclusions furent prononc\u00e9es \u00e0 la conf\u00e9rence f\u00e9d\u00e9rale des 28 f\u00e9vrier et 1er mars 1953. La presse communiste publia les aveux d\u2019Albert Erb le 4 mars 1953 dans l\u2019Humanit\u00e9 d\u2019Alsace et de Lorraine., puis ceux de Keim, pour justifier les d\u00e9cisions du parti.<\/h4>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">Le livre qu\u2019il avait vraisemblablement \u00e9crit lui-m\u00eame, peut-\u00eatre avec l\u2019aide de Georges Mattern et de H\u0153ffel sur l\u2019histoire de la r\u00e9sistance des cheminots alsaciens et lorrains, Heimat unterm Hakenkreuz, ne fut pas imprim\u00e9 par la SEDAL (imprimerie du parti) et parut \u00e0 1 500 exemplaires chez un imprimeur de Schiltigheim, en 1953.<\/h4>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">Les instances parisiennes de la CGT eurent dans le m\u00eame temps \u00e0 r\u00e9gler la question de son mandat syndical. L\u2019affaire \u00e9tait d\u00e9licate car Albert Erb avait le soutien de l\u2019ensemble des cheminots du syndicat, en particulier des agents de conduite, des m\u00e9caniciens et des retrait\u00e9s qui mena\u00e7aient de faire s\u00e9cession si Erb \u00e9tait contraint de d\u00e9missionner pour ces motifs \u00ab extra-syndicaux \u00bb, et qui revendiquaient une certaine autonomie de d\u00e9cision par rapport au Parti communiste (dont ils firent preuve \u00e0 nouveau apr\u00e8s la d\u00e9mission d\u2019Erb, dans un tract au sujet du proc\u00e8s de Bordeaux, tr\u00e8s mal appr\u00e9ci\u00e9 des instances parisiennes). Erb se d\u00e9fendit \u00e0 la commission ex\u00e9cutive du 17 novembre 1952. La version \u00e9crite de son discours r\u00e9v\u00e8le qu\u2019il rappela qu\u2019il avait commenc\u00e9 \u00e0 organiser la r\u00e9sistance pendant l\u2019\u00e9vacuation, sans attendre des ordres, qu\u2019en 1945 il avait d\u2019abord refus\u00e9 les responsabilit\u00e9s syndicales qu\u2019on lui demandait de prendre, et n\u2019avait pas particip\u00e9 aux d\u00e9bats du congr\u00e8s de Bischheim, qu\u2019il n\u2019avait accept\u00e9 le poste de secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral que parce que les camarades insistaient pour lui confier cette fonction, et seulement apr\u00e8s en avoir discut\u00e9 avec les d\u00e9nonc\u00e9s survivants et la veuve de Louis Kieffer. Tout en reconnaissant sa faute, il mettait en cause les dirigeants syndicaux et politiques qui n\u2019avaient pas pris part \u00e0 la r\u00e9sistance et avaient \u00ab d\u00e9sert\u00e9 \u00bb jusqu\u2019\u00e0 la Lib\u00e9ration, o\u00f9 ils \u00e9taient r\u00e9apparus. Il visait ainsi directement le secr\u00e9taire de l\u2019UD du Bas-Rhin, Joseph Mohn, et Fassnacht, secr\u00e9taire du syndicat du B\u00e2timent, qui s\u2019\u00e9taient r\u00e9fugi\u00e9s dans le d\u00e9partement des Vosges durant toute la guerre, et, implicitement, des dirigeants nationaux. Il concluait solennellement ainsi : \u00ab Juger Erb, c\u2019est juger le peuple alsacien-lorrain dans ses faiblesses, ses insuffisances et ses c\u00f4t\u00e9s forts. \u00bb La CE refusa la d\u00e9mission d\u2019Albert Erb \u00e0 l\u2019unanimit\u00e9, et convoqua un CA pour le 8 d\u00e9cembre. Raymond Tournemaine et Robert Hernio se d\u00e9plac\u00e8rent de Paris \u00e0 plusieurs reprises, inquiets d\u2019une situation qui leur \u00e9chappait \u00e0 tout moment, d\u2019autant que les d\u00e9bats avaient lieu en alsacien, et qu\u2019il leur fallait se faire traduire les interventions. Conscient que sa d\u00e9mission, si elle \u00e9tait demand\u00e9e par les instances parisiennes, pouvait provoquer une scission \u00e0 l\u2019Union des syndicats de cheminots d\u2019Alsace et de Lorraine, AlbertErb annon\u00e7a alors au CA que sa d\u00e9cision \u00e9tait irr\u00e9vocable et qu\u2019il avait d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 demand\u00e9 officiellement sa r\u00e9int\u00e9gration dans son poste aux ateliers de Bischheim. La CA lui vota une motion de confiance, accepta sa d\u00e9mission et d\u00e9signa \u00c9mile Schmitt pour le remplacer. Albert Erb quitta ses fonctions syndicales le 1er f\u00e9vrier 1953, mais il continua d\u2019assister aux r\u00e9unions de bureau ex\u00e9cutif.<\/h4>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">En mars 1954, Albert Erb fut exclu de la CGT, avec cinq autres militants, pour son attitude consid\u00e9r\u00e9e comme malhonn\u00eate vis-\u00e0-vis du syndicat dans une affaire commerciale. L\u2019Union A-L avait en effet, depuis 1949, mis sur pied une vente de chaussures fabriqu\u00e9es dans des entreprises alsaciennes menac\u00e9es par la crise. Le succ\u00e8s de l\u2019op\u00e9ration, qui rapportait de l\u2019argent au syndicat des cheminots, l\u2019avait fait \u00e9tendre \u00e0 d\u2019autres syndicats. La direction nationale de la CGT voyait d\u2019un mauvais \u0153il cette activit\u00e9 commerciale lucrative et avait demand\u00e9 que l\u2019Union y m\u00eet un terme. Albert Erb s\u2019\u00e9tait alors propos\u00e9, apr\u00e8s sa d\u00e9mission de secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral, pour liquider l\u2019affaire. Il la reprit en fait \u00e0 partir du 1er janvier 1953, avec ses amis du parti et du syndicat, sous couvert d\u2019une \u00ab Association familiale des travailleurs des chemins de fer d\u2019Alsace et de Lorraine \u00bb, ayant son si\u00e8ge dans l\u2019immeuble de l\u2019Union. On \u00e9voqua, \u00e0 ce sujet, l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une dissidence communiste autonomisante qui \u00e9voquait la scission alsacienne de 1929, mais Erb n\u2019\u00e9tait visiblement pas tent\u00e9 par l\u2019exemple de Mourer. D\u00e8s le 12 f\u00e9vrier, les responsables de la CGT avaient perturb\u00e9 une r\u00e9union d\u2019information organis\u00e9e par l\u2019Association familiale au \u00ab Cheval blanc \u00bb \u00e0 Bischheim et avait emp\u00each\u00e9 Erb de prendre la parole. Il r\u00e9clama des sommes importantes \u00e0 la CGT. Un proc\u00e8s opposa l\u2019USCAL, repr\u00e9sent\u00e9e par l\u2019avocat communiste Kaufmann, \u00e0 l\u2019Association familiale. Le Tribunal de Strasbourg d\u00e9bouta le 22 mars 1955 l\u2019Union de sa plainte contre l\u2019Association familiale et la condamna \u00e0 lui verser 20 000 francs de dommages et int\u00e9r\u00eats. L\u2019Union interjeta appel, mais, en juin 1957, elle s\u2019en d\u00e9sista et accepta de r\u00e9gler le litige \u00e0 l\u2019amiable. Ces \u00e9v\u00e9nements mirent fin \u00e0 toutes ses activit\u00e9s.<\/h4>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">Albert Erb, mari\u00e9 \u00e0 Marie-Madeleine Kern, continua \u00e0 habiter rue de P\u00e9rigueux, dans la cit\u00e9 populaire des cheminots de Bischheim. Il mourut d\u2019un cancer en 1959.<\/h4>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">SOURCES : Arch. D\u00e9p. Bas-Rhin 544 D 4, 8, 9, 40, 41 et 1952. \u2014 Arch. F\u00e9d\u00e9ration CGT des cheminots. \u2014 Comptes rendus des congr\u00e8s f\u00e9d\u00e9raux. \u2014 Organigramme des organisations de gauche en Alsace \u00e9tabli par la police allemande le 19 septembre 1940 (Arch. du SED, Berlin). \u2014 Humanit\u00e9 d\u2019Alsace et de Lorraine, 12 mai 1945, 3, 4 et 5 mars 1953. \u2014 Le Cheminot unifi\u00e9, septembre 1945. \u2014 Le Cheminot, 1er ao\u00fbt 1946, janvier 1948, f\u00e9vrier 1953 et mars 1954. \u2014 Revue des cheminots CFTC, mai 1955. \u2014 Ses souvenirs sur le Zuchthaus (maison centrale) de Celle dans Heimat unterm Hakenkreuz, 1953, p. 153-154, et 158-166. \u2014Claude Lorentz, La presse alsacienne du XXe si\u00e8cle. R\u00e9pertoire des journaux parus depuis 1918, BNU, Strasbourg, 1997. \u2014 T\u00e9moignages de R. Hoffmann, F. Klaiber, Bondoerffer.<\/h4>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">Fran\u00e7oise Olivier-Utard, L\u00e9on Strauss<\/h4>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">2007-2012 \u00a9 Copyright Maitron &#8211; Tous droits r\u00e9serv\u00e9s<br \/>\nMaitron &#8211; 9, rue Malher &#8211; 75004 Paris<\/h4>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ERB Albert syndicaliste N\u00e9 le 6 f\u00e9vrier 1905 \u00e0 Montreux-Vieux (alors Altmunsterol, Haute-Alsace, Alsace-Lorraine), mort le 3 avril 1959 \u00e0 Bischheim (Bas-Rhin) ; ajusteur ; secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Union des syndicats de cheminots d\u2019Alsace et de Lorraine (1947-1952) ; membre &hellip; <a href=\"https:\/\/montreux-vieux.net\/?page_id=4746\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":4091,"menu_order":7,"comment_status":"open","ping_status":"open","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-4746","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/montreux-vieux.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/4746","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/montreux-vieux.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/montreux-vieux.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/montreux-vieux.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/montreux-vieux.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4746"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/montreux-vieux.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/4746\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4747,"href":"https:\/\/montreux-vieux.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/4746\/revisions\/4747"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/montreux-vieux.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/4091"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/montreux-vieux.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4746"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}