Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 9 janvier ?

Une pensée pour :

  • Madame Dangel Wilhelmine décédée le 09 janvier 2010. Elle avait 101 ans.


Une personne retrouvée morte.

09 janvier 1892 Montreux-Vieux, 8 janv. — On a trouvé ce matin, mort dans son lit, frappé sans doute d’apoplexie, un vieillard de 70 ans, nommé Joseph Heidel. Le pauvre homme quoique marié vivait seul d’une pension de 80 pf. par  jour que lui faisait sa femme qui habile la France .Sources : Express 9 janvier 1892


Dans l’Est Républicain du 09 janvier 1919.

09 janvier 1919 : L’Est Républicain annonce que le corps de Pégoud va être ramené en avion de Montreux-Vieux à Paris, pour y être définitivement inhumé. C’est au lieutenant Finck que reviendra l’honneur de ramener la glorieuse: dépouille du célèbre aviateur.
Sources: Le Radical 9 janvier 1919

Adolphe Célestin Pégoud est né dans une famille de paysans en Isère. Pour en sortir, il s’engage dans l’armée à 18 ans. Il passe par l’Afrique du Nord, Toulon et la Haute-Saône. Il effectue son baptême de l’air en 1911 au camp de Satory près de Versailles. Très doué pour les activités aériennes, il est nommé aide-mécanicien en 1912. Il passe son brevet de pilote en 1913, année au cours de laquelle, il est engagé par Louis Blériot comme pilote d’essai pour tester toutes les nouvelles améliorations techniques. Adolphe Pégoud est ainsi le premier à tester le saut en parachute depuis un avion. Il ouvre ainsi la voie pour sauver les pilotes en perdition. Il réalise ensuite le premier vol sur le dos sur 500 mètres et le premier looping, c’est-à-dire une boucle complète en l’air.

A la veille de la première guerre mondiale, Adolphe Pégoud est donc une star de la voltige. Il se produit devant des dizaines de milliers de personnes dans tous les meetings aériens d’Europe. Il est d’ailleurs sur le point de partir aux Etats-Unis lorsqu’il reçoit son ordre de mobilisation en août 1914.
Le voltigeur entre au deuxième groupe d’aviation de Reims. Il passe rapidement Sergent. Il effectue de nombreux transports d’agents français en territoire ennemi, chasse les avions ennemis et réalise des photographies aériennes. Il reçoit la médaille militaire le 17 février 1915, est cité plusieurs fois à l’ordre de l’armée, et passe sous-lieutenant. Adolphe Pégoud, est officiellement le premier as de l’aviation française, le premier victorieux de cinq combats aériens. Il prend alors les commandes d’un avion plus performant, le Nieuport XI, à moteur rotatif, équipé d’une mitrailleuse Hotchkiss.

Il est nommé chevalier de la légion d’honneur. La nomination précise « le 28 août, au cours d’un duel aérien, Adolphe Pégoud a eu son avion criblé de balles. Obligé d’atterrir, il a pris aussitôt toutes les dispositions pour sauver son appareil malgré un feu intense de batteries allemandes. »
Mais Adolphe Pégoud n’apprendra jamais cette nomination. Le 31 août, il s’engage dans un combat singulier (au dessus de Montreux) avec un biplace allemand venu en repérage photographique sur les forts de la place de Belfort. L’avion allemand est touché mais donne une dernière salve en direction de Pégoud avant de partir. Ses balles sont fatales à Pégoud touché au cœur. Il s’écrase sur Petit-Croix.
Ses funérailles dignes d’un héros national ont lieu devant 6 000 personnes au cimetière de Brasse à Belfort (photo cortège), puis au cimetière Montparnasse en 1920.
Le 6 septembre, le pilote allemand vainqueur de Pégoud lâche une couronne à l’aplomb de Chavannes-les-Grands portant l’inscription dans sa langue « A l’aviateur Pégoud tombé en combattant pour sa patrie. Hommage de son adversaire. »

« A l’aviateur Pégoud tombé en combattant pour sa patrie. Hommage de son adversaire. »
Sources: https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/histoires-14-18-celestin-adolphe-pegoud-le-premier-927655.html

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Traditions du Sundgau: La veillée.

Dans les villages, les voisins se rassemblaient chez ceux qui avaient les moyens d’entretenir un bon feu de cheminée. C’était le temps des histoires racontées aux enfants, le temps des souvenirs personnels ou relatifs à la vie du village, des histoires « des paysans qui avaient ruiné leurs familles par leurs dettes », bref les fameuses Dorfgeschichte (racontars). Les grands-mères racontaient volontiers des histoires de sorcières, de revenants qui hantaient les alentours du village et qui sortaient le soir. Ces histoires avaient une finalité éducative puisque ces êtres fantomatiques, incarnation de l’antique terreur nocturne, étaient censés s’en prendre aux enfants désobéissants. Les grands-mères aimaient aussi évoquer les dangers de la forêt et de ses loups qui mangeaient les enfants. Dans les familles pratiquantes, on racontait également des histoires pieuses ayant trait à la vie des saints ou à la Bible. Nicole Munch

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