Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 29 juillet ?

Violent orage

29 juillet 1900 Dimanche 29 juillet 1900  un violent orage s’est abattu sur les villages situés près de la frontière franco-allemande. D’énormes grêlons sont tombés. Nombre de vitres ont été brisées. Notamment à l’église de Montreux-Vieux et à celle de Brebotte ainsi qu’à la maison d’école et à la gare de Petit Croix

Une pensée pour :

  • Monsieur Jean Michel Lardellier, décédé le 29 juillet 2022.

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Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 28 juillet ?

Mise en exploitation de deux postes d’aiguillage

Le 28 juillet 2011, l’EPSF a autorisé la mise en exploitation commerciale de deux postes d’aiguillage qui sont commandés par la même interface MISTRAL depuis le poste 2 d’Altkirch.

Une pensée pour

  • Monsieur Wilfrid BITTIGHOFFER, décédé le 28 juillet 2018.
  • Madame Casan née Schloesslen Hilda, décédée le 28 juillet 2023
  • Monsieur Raymond Beldicot, décédé le 28 juillet 1978.
  • Monsieur Guy Wolf décédé le 28 juillet 2024

28 juillet 2022 Décès de Monsieur Alain Brunner survenu le 28 juillet 2022 à Moorea (Polynésie française), dans sa 70e année.

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Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 27 juillet ?

Demande d’indemnité

27 juillet 1895 Auguste Jolidon, malgré que son moulin ne fonctionnait plus depuis les années 1840, mais comme il possédait le monopole  a été le plus ferme opposant et a demandé après un premier refus (lettre du 27 juillet 1895 du Préfet) une nouvelle indemnité de 2 000 marks. 

L’histoire du Moulin à farine autrefois : https://montreux-vieux.net/?page_id=9966


La bécane saisie

27 juillet 1929 Hiniger Louis. 38 ans» journalier â Montreux-Vieux (Ht-Rhin)    a  été l’objet d’un procès-verbal pour défaut île plaque d’identité à son vélo qui était en outre dépourvu de plaque de contrôle. Et comme il n’a pu régler sur le champ les contributions, la bécane a été momentanément saisie. Sources : Le Républicain de Belfort 27 juillet 1929


Une histoire presque oubliée à Montreux-Vieux

Une histoire presque oubliée.

À la Libération, des régions entières du territoire français sont infestées de mines que les Allemands, les Alliés et la Résistance ont posées durant le conflit. La population tremble et n’ose reprendre ses activités. Il faut déminer la France. Or, en 1945, le déminage est à inventer : personne ne sait comment neutraliser ces engins de mort ! Qui aura la lourde responsabilité de mener à bien cette tâche ? Et comment s’y prendra-t-on ? 

Dans le cadre d’une réorganisation, le Ministère de la Reconstruction prit en charge le 21 février 1945 la mission de l’élimination des champs de mines, la subordonnant à sa Direction du Service du Déminage. Les effectifs furent portés à 3 200 volontaires, auxquels vinrent s’ajouter 30 000 prisonniers de guerre allemands, dont certains réalisèrent un travail important par pur engagement personnel.

A la fin de la guerre, Georges Schultz de Montreux-Vieux ayant alors 6 enfants à charge et ne trouvant pas de travail, s’engagea au service de déminage ou il fut   remarqué par son travail mais surtout par son courage. N’ayant peur de rien, un peu kamikaze,  il avait même entreposé ses dangereux objets dans la cave de sa maison ou il habitait avec sa famille.

Le mercredi 18 juillet 1945 dans une forêt près d’Ueberstrass en transportant une mine qu’il venait de découvrir, il a malheureusement trébuché. En tombant l’engin a explosé et tua ce père de famille âgé de 36 ans.  Mort pour la France, son nom figure sur le monument aux morts de la commune de Montreux-Vieux.

Georges Schultz laissa derrière lui 6 orphelins, Georges, Hubert, Huguette, Raymonde, Cécile et  Andrée. Sa veuve Madame Karm Cécile, pour nourrir, cette grande famille s’est installée en tant que Modiste (conceptrice de chapeaux) C’était un métier relevant du domaine de la création et artistique. Elle créait des chapeaux uniques pour femmes et hommes car autrefois tout le monde portait un chapeau. Le dimanche à la messe toutes les femmes étaient coiffées de leur chapeau.

Aujourd’hui nous ne pouvons qu’dresser un grand merci à tous ces démineurs qui,  avec leur courage et leur détermination au péril de leur vie, ont nettoyés nos bois, plaines etc.. afin que nous puisions évoluer en toute tranquillité.

Malgré cela, avec beaucoup de courage, madame Schultz Cécile, alors seule à la tête de cette importante famille  a éduqué ses six enfants qui ont tous eu un bel avenir professionnel. Malheureusement, aujourd’hui déjà quatre de ces enfants son décédés, il n’en reste plus que deux dont Andrée née le 21 novembre 1944 dans la cave d’une maison située Grand’Rue (La maison de M. A.Trabold). Elle n’avait que 8 mois lorsque son père est décédé.

Une pensée pour :

Amtouti Abderazac, décédé le 27 juillet 1988

  • Alexis Seyer, décédé le 27 juillet 2020.
  • Alain Brunner, décédé le 27 juillet 2022.

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Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 26 juillet ?

Une pensée pour :

Monsieur Sinniger Gérard, décédé le 26 juillet 2012

  • Grand anniversaire
  • Madame Deraco Rose fête aujourd’hui son 94 ème anniversaire. Joyeux anniversaire.

Un 26 juillet à Montreux-Vieux : entre souvenir et anniversaire

Le 26 juillet est une journée qui invite à la fois au recueillement et à la célébration.

Nous avons une pensée émue pour Monsieur Gérard Sinniger, disparu le 26 juillet 2012. Son souvenir demeure présent dans la mémoire de celles et ceux qui l’ont connu, et cette date est l’occasion de lui rendre un hommage sincère.

En ce même 26 juillet, place également à la joie ! Madame Rose Deraco célèbre aujourd’hui son 94ᵉ anniversaire. Nous lui adressons nos plus chaleureuses félicitations et lui souhaitons une très belle journée entourée de sa famille et de ses proches.

Très joyeux anniversaire, Madame Deraco !

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Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 25 juillet ?

Travaux de réparation et d’étanchement de la cuve du château d’eau.

25 juillet 1945 L’entreprise Schnitzler à Dannemarie a procédé aux travaux de réparation d’étanchement de la cuve. Travaux sous le contrôle de l’Ingénieur Othon Sauer, qui ne pouvait se déplacer par manque d’essence selon une lettre du 25 Juillet 1945.

Servant d’observatoire par les allemands durant la Guerre, il a été endommagé le 27 Novembre 1944 lors de la libération par 4 obus de 76,2 mm tirés depuis le village voisin de Montreux-Jeune par un char le « Notre Dame » du 3ème bataillon du 21è RIC.

Un 25 juillet à Montreux-Vieux : le château d’eau reprend vie après la guerre

Le 25 juillet 1945, quelques mois seulement après la Libération, une nouvelle étape s’engage dans la reconstruction de Montreux-Vieux. L’entreprise Schnitzler de Dannemarie entreprend les travaux de réparation et d’étanchéité de la cuve du château d’eau, un équipement indispensable à l’alimentation en eau du village.

Ces travaux sont suivis par l’ingénieur Othon Sauer qui, dans une lettre datée du 25 juillet 1945, explique ne pas pouvoir se rendre sur place… faute d’essence, une pénurie encore bien présente dans la France d’après-guerre.

Le château d’eau avait durement souffert pendant le conflit. Utilisé comme poste d’observation par l’armée allemande, il fut pris pour cible lors de la libération de Montreux-Vieux. Le 27 novembre 1944, quatre obus de 76,2 mm, tirés depuis Montreux-Jeune par le char « Notre-Dame » du 3ᵉ bataillon du 21ᵉ Régiment d’Infanterie Coloniale, endommagèrent l’ouvrage.

Ce 25 juillet 1945 marque ainsi le début de la renaissance d’un édifice devenu, au fil des décennies, l’un des symboles du patrimoine de Montreux-Vieux. Derrière ces travaux de réparation se cache toute la volonté d’un village de tourner la page de la guerre et de reconstruire son avenir.

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Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 24 juillet ?

Une pensée pour Madame Lydie Pierrat décédée le 24 ,juillet 2023

24 juillet 2024 décès de Madame Barat Andrée

Jean de Montreux cède le village de Willer

24 juillet 1351 24 Juillet 1351 Jean de Montreux, qualifié du titre de baron donne en fief héréditaire à un bourgeois de Bâle, le village de Willer près de Saint-Léger


Salaire de l’instituteur

24 juillet 1855 le salaire de l’instituteur est fixé à 852.55 F


M. Marius Billard tué à Montreux-Vieux

24 juillet 1917 Le saviez-vous ? Le Radio-télégraphiste au 8è génie Antoine Marius Billard né le 25/03/1894 à Perreux, Loire, 23 ans a été tué à Montreux-Vieux le 24 juillet 1917. Il a été tué à l’ennemi, mort pour la France. (soldat 1006 – Roanne (Loire))


Le 24 juillet 1917, les montreusiens découvrent une nouvelle forme de sauvagerie de la guerre : les bombardements aériens

Quelques jours auparavant, un avion ennemi avait rôdé au dessus du secteur à plusieurs centaines de mètres d’altitude et lâché à l’aveugle, quelques grenades au-dessus de Montreux-Vieux et Chavannes-sur-l’Etang qui n’avaient occasionné que des dégâts matériels tandis qu’à Montreux-Château, un projectile avait malheureusement fait une victime.

Ce mardi 24 juillet 1917, le village est en pleine effervescence car depuis quelques jours l’état-major du 14e Corps d’Armées du général Hirschhauer s’installe en remplacement de celui du 1er Corps Colonial du général Mazillier. Vers 7h45, quand les montreusiens entendent le bruit caractéristique de ce biplan beaucoup plus lourd que les avions de reconnaissance auxquels ils sont habitués, ils s’inquiètent immédiatement, d’autant plus qu’il vole cette fois à beaucoup plus basse altitude. En arrivant à hauteur du faisceau de triage de la gare des marchandises, il tourne vers le nord pour survoler les baraquements militaires situés dans le secteur du stade de foot et s’enfuit en direction de Mulhouse. Quelques secondes plus tard une très forte déflagration secoue tout le village ; une bombe de plusieurs dizaine de kilos vient d’être larguée sur un bâtiment léger où étaient réunis une quarantaine de soldats appartenant à diverses unités qui participaient à une formation consacrée à l’utilisation et la mise en œuvre des nouvelles techniques télégraphiques.

C’est un vrai carnage. La baraque a été littéralement pulvérisée et les premiers témoins découvrent un enchevêtrement de corps lacérés par les éclats de bombe. Le premier bilan est terrible : les corps sans vie de l’instructeur, télégraphiste du 8e Génie, et de deux soldats sont immédiatement identifiés ; une bonne quinzaine de blessés très grièvement, sont évacués vers l’ambulance chirurgicale 3/18 de Chavannes les Grands ; et tous les autres, moins sérieusement atteints, vers l’ambulance de Petit-Croix et l’hôpital militaire de Belfort en fonction de la nature de leurs blessures.

Malheureusement, 13 des blessés accueillis à Chavannes-les-Grands décèderont dans la journée de leur hospitalisation, qui d’une plaie profonde au thorax, qui des deux jambes arrachées, qui d’une lacération de l’abdomen… ; un quatorzième mourra après une agonie de trois jours.

Le bilan final sera ainsi de 17 tués et morts des suites de leurs blessures et de 18 blessés plus ou moins sérieusement atteints ayant survécu à leurs blessures. Ils appartenaient pour la plupart aux détachements d’artillerie divisionnaires des 35e et 36e DI ; beaucoup étaient originaires du sud-ouest (Pyrénées-Atlantiques, Gironde, Charentes) ; ils avaient entre 18 et 30 ans.

Extrait du journal des marches et opérations du 14 Corps d’Armées.

Liste des victimes du bombardement du 24 juillet 1917 à Montreux-Vieux.

24 juillet à Montreux-Vieux : entre mémoire, histoire et devoir de souvenir

Le 24 juillet a marqué à plusieurs reprises l’histoire de Montreux-Vieux, mêlant souvenirs, événements marquants et pages d’histoire.

En cette journée, nous avons une pensée émue pour Madame Lydie Pierrat, disparue le 24 juillet 2023, ainsi que pour Madame Andrée Barat, décédée le 24 juillet 2024. Leur souvenir demeure dans la mémoire de leurs proches et de tous ceux qui les ont connues.

Remontons plusieurs siècles en arrière : le 24 juillet 1351Jean de Montreux, alors qualifié de baron, cède en fief héréditaire le village de Willer, près de Saint-Léger, à un bourgeois de Bâle. Un acte qui témoigne de l’ancienneté et de l’importance de la famille de Montreux dans l’histoire locale.

Le 24 juillet 1855, un document administratif fixe le traitement annuel de l’instituteur de Montreux-Vieux à 852,55 francs, rappelant l’importance déjà accordée à l’instruction au milieu du XIXᵉ siècle.

Mais le 24 juillet évoque aussi l’une des journées les plus tragiques de la Première Guerre mondiale pour le village. Le 24 juillet 1917, un bombardier allemand largue une bombe sur une baraque militaire où une quarantaine de soldats suivent une formation de télégraphie. L’explosion est dévastatrice : 17 militaires perdent la vie et 18 autres sont blessés. Parmi les victimes figure Antoine Marius Billard, radio-télégraphiste du 8ᵉ Génie, âgé de seulement 23 ans, déclaré Mort pour la France. Ce bombardement marque profondément les habitants de Montreux-Vieux, qui découvrent alors la violence des attaques aériennes contre leur village.

En ce 24 juillet, souvenons-nous de celles et ceux qui ont écrit, chacun à leur manière, une page de l’histoire de Montreux-Vieux. Qu’il s’agisse d’événements du quotidien, d’actes historiques ou de drames de la guerre, tous participent à la mémoire collective de notre village

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Une belle photo prise le 24 juillet 2020

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Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 23 juillet ?

Importation de raisin

23 juillet 1900 Montreux-Vieux, 23 juillet. — L’importation de raisins frais venant de France a déjà commencé. Des wagons complets passent par ici, à destination de Berlin. Sources : Express 24 juillet 1900

Grands anniversaires :

Madame Picardat Simone fête aujourd’hui ses 86 ans.

Madame Rinner Anne-Marie fête aujourd’hui ses 85 ans

MONTREUX-VIEUX. — Un fin gourmet. –

on s’est aperçu en gare de Montreux-Vicux qu’un wagon avait été fracturé et qu’une certaine quantité de bouteilles de vins fins avaient été soustraites. La gendarmerie enquête. Sources : L’Express de Mulhouse, 22 juil. 1926, p. 3/4

Un 23 juillet à Montreux-Vieux : du raisin, du bon vin… et de beaux anniversaires !

Le 23 juillet, l’histoire de Montreux-Vieux nous réserve quelques anecdotes aussi savoureuses qu’inattendues.

En 1900, la gare frontière est déjà un carrefour commercial de premier plan. Les premiers raisins frais en provenance de France traversent Montreux-Vieux dans des wagons entiers avant de poursuivre leur route jusqu’à Berlin. Ce trafic témoigne de l’importance de la gare dans les échanges internationaux de l’époque.

Vingt-six ans plus tard, en 1926, ce ne sont plus les grappes de raisin qui attirent les convoitises, mais leur précieux nectar ! Les employés de la gare découvrent qu’un wagon a été fracturé et qu’une quantité de bouteilles de grands vins a disparu. Ce mystérieux vol donne du travail à la gendarmerie, bien décidée à retrouver ce « fin gourmet » un peu trop amateur de bonnes bouteilles…

Enfin, cette journée est aussi l’occasion de souhaiter un très joyeux anniversaire à deux montreusiennes :


🎉 Madame Simone Picardat, qui fête aujourd’hui ses 86 ans, et
🎉 Madame Anne-Marie Rinner, qui célèbre ses 85 ans.

Une belle journée où l’histoire locale mêle commerce, faits divers et moments de convivialité, rappelant une fois de plus que Montreux-Vieux regorge de petites histoires qui font la grande Histoire

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Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 22 juillet ?

Départ pour les Amériques

22 juillet 1857 Gevrier Jean-Pïerre, cultivateur, parti le 22 juillet 1857 pour les Amériques, Sources: l’Univers 24 juillet 1887


Un ouvrier se trompe de bouteille

23 juillet 1902 Montreux-Vieux, 22 juillet. — Un ouvrier qui avait soif saisit une bouteille qu il croyait contenir du vin et en avala un long trait. Le malheureux s’était trompé et avait bu de l acide sulfurique. Il ne tarda pas à expirer dans d’horribles souffrances.

22 juillet à Montreux-Vieux : entre espoir d’un nouveau monde et tragique méprise

Le 22 juillet a laissé dans l’histoire de Montreux-Vieux des souvenirs aussi contrastés que marquants.

En 1857, Jean-Pierre Gevrier, cultivateur du village, quitte Montreux-Vieux pour partir vers les Amériques. Comme de nombreux Alsaciens de cette époque, il choisit l’exil dans l’espoir d’une vie meilleure. L’émigration vers le Nouveau Monde connaît alors un véritable essor, poussée par la recherche de terres, de travail et d’un avenir plus prometteur. Derrière ce simple départ se cachent le courage de tout abandonner et l’immense espoir d’une nouvelle existence de l’autre côté de l’Atlantique.

Quarante-cinq ans plus tard, le 22 juillet 1902, un terrible accident endeuille la commune. Un ouvrier, pris de soif, saisit une bouteille qu’il croit remplie de vin. Hélas, elle contient de l’acide sulfurique. Après en avoir bu une gorgée, il succombe rapidement à ses blessures, malgré les secours. Ce dramatique fait divers rappelle combien les conditions de travail de l’époque pouvaient être dangereuses, notamment lorsque des produits chimiques étaient conservés dans des récipients ordinaires, sans étiquetage suffisamment visible.

Deux événements très différents, mais qui témoignent chacun à leur manière de la vie quotidienne à Montreux-Vieux au XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle : d’un côté, le rêve d’un nouveau départ vers les Amériques ; de l’autre, un tragique accident qui rappelle la dure réalité du monde ouvrier.

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Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 21 juillet ?

21 juillet à Montreux-Vieux : entre rumeur, Histoire et mémoire.

Le 21 juillet a laissé plusieurs traces dans l’histoire de Montreux-Vieux, mêlant un fait divers insolite, un épisode marquant de la Première Guerre mondiale et le souvenir de deux habitants de la commune.

1890 : la vérité derrière l’affaire du « Saint-Cyrien »

Au cours de l’été 1890, plusieurs journaux français rapportèrent qu’un élève de la prestigieuse École militaire de Saint-Cyr, venu rendre visite à sa famille à Mulhouse, aurait été arrêté par les autorités allemandes faute de passeport. L’histoire, spectaculaire, racontait même que le jeune homme avait été conduit, menottes aux poignets, jusqu’à la gare frontière de Montreux-Vieux.

Mais quelques semaines plus tard, Le Temps rétablit les faits. Il ne s’agissait pas d’un futur officier français, mais d’un adolescent de quinze ans, identifié par l’initiale V., recherché pour avoir dérobé 4 000 francs à son employeur à Paris. Arrêté dès le 30 juin, il faisait l’objet d’une demande d’extradition et fut remis aux autorités françaises à Montreux-Vieux le 21 juillet 1890.

Cette affaire illustre le rôle essentiel de la gare frontière de Montreux-Vieux, où se réglaient de nombreuses procédures administratives, judiciaires et douanières entre la France et l’Empire allemand.

1918 : les premiers soldats américains arrivent à Montreux-Vieux

Le 21 juillet 1918, alors que la Première Guerre mondiale approche de son dénouement, les habitants voient arriver les premiers soldats américains dans la commune. Des unités américaines étaient déjà présentes dans la région depuis la fin du mois de mai, mais leur arrivée à Montreux-Vieux marque une nouvelle étape.

Les témoignages de l’époque décrivent ces jeunes soldats comme débordant d’enthousiasme et de confiance. Une chronique résume avec poésie leur état d’esprit : « Ils sont pleins d’ardeur guerrière ; on dirait qu’ils veulent s’attaquer aux étoiles ! » Leur présence apporte un immense espoir aux populations qui vivent depuis près de quatre années au rythme de la guerre.

Une pensée pour ceux qui nous ont quittés

Le 21 juillet est également une date de souvenir pour la commune.

Une pensée est adressée à Michel Fermbach, disparu le 21 juillet 2004, ainsi qu’à Jean-Pierre Thurlingue, décédé le 21 juillet 2005. Leur mémoire demeure associée à l’histoire et à la vie de Montreux-Vieux.

Ainsi, le 21 juillet rappelle combien Montreux-Vieux, grâce à sa situation de village frontière, s’est retrouvé au cœur de nombreux événements, des affaires judiciaires aux grands mouvements de l’Histoire, tout en restant fidèle au devoir de mémoire envers celles et ceux qui ont marqué la vie de la commune.

Une pensée pour :

  • Monsieur Fermbach Michel , décédé le 21 juillet 2004.
  • Monsieur Jean-Pierre Thurlingue, décédé le 21 juillet 2005.

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Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 20 juillet ?

Un 20 juillet à Montreux-Vieux : entre drame, progrès et traditions

Une mère et ses deux enfants noyés à Montreux-Vieux

Le 20 juillet 1887 a marqué l’histoire de Montreux-Vieux à travers des événements très différents, mêlant tragédie, modernité, vie locale et souvenirs. Autant de moments qui témoignent de la richesse du passé de cette commune frontalière.

Le fait le plus bouleversant remonte à la fin du XIXᵉ siècle. À environ 600 mètres du village, dans le canal du Rhône au Rhin, une petite voiture d’enfant fut aperçue flottant à la surface de l’eau. À l’intérieur se trouvait le corps sans vie d’un enfant d’environ un an, ainsi que des vêtements appartenant à un second enfant. Les recherches entreprises conduisirent ensuite à la découverte du corps d’une femme âgée d’une quarantaine d’années, ainsi que de celui de son second enfant. Ce terrible drame, qui frappa profondément les habitants de la région, rappelle combien le canal, indispensable au développement économique, pouvait aussi être le théâtre de tragédies humaines.

Quelques années plus tard, le 20 juillet 1901, c’est une toute autre nouvelle qui retient l’attention : l’arrivée du téléphone international. À compter de cette date, Montreux-Vieux est relié à Bâle, tandis que Dannemarie bénéficie de communications avec plusieurs grandes villes suisses telles que Berne, Genève, Zurich, Bienne, La Chaux-de-Fonds, Delémont, Saint-Gall, Soleure, Winterthour ou encore Zofingue. Pour l’époque, cette avancée constitue une véritable révolution. En seulement quelques minutes, il devient possible de communiquer au-delà des frontières, renforçant les échanges entre l’Alsace et la Suisse. Une conversation de trois minutes coûte alors deux marks pour Genève et un mark pour les autres destinations, un tarif qui témoigne du caractère encore exceptionnel de ce nouveau moyen de communication.

Le 20 juillet 1934, c’est la convivialité qui est à l’honneur. Le journal L’Express de Mulhouse annonce la traditionnelle fête locale de Montreux-Vieux, prévue les 5, 6 et 12 août. Organisée avec un soin tout particulier, elle réunit l’ensemble des sociétés locales qui préparent animations, jeux, bals et réjouissances destinés à tous les âges. Chaque année, cette fête attire une foule nombreuse venue des villages voisins et contribue à faire vivre l’esprit de convivialité qui caractérise depuis longtemps Montreux-Vieux.

Enfin, le 20 juillet 2002, une pensée est adressée à Louis Thurlingue, disparu ce jour-là. Son souvenir demeure associé à la mémoire du village et rappelle l’importance de préserver le souvenir de celles et ceux qui ont marqué la vie locale.

Ainsi, le 20 juillet illustre parfaitement les multiples facettes de l’histoire de Montreux-Vieux : des heures les plus sombres aux progrès techniques, des grandes fêtes populaires aux hommages rendus à ses habitants. Chaque date contribue à écrire le récit vivant d’un village où les événements du quotidien rejoignent la grande Histoire.

Une pensée pour :

  • Monsieur Louis Thurlingue, décédé le 20 juillet 2002

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Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 19 juillet ?

19 juillet à Montreux-Vieux : entre destin brisé, hommage et devoir de mémoire

Le 19 juillet a laissé dans l’histoire de Montreux-Vieux des souvenirs aussi contrastés que marquants. Entre les difficultés vécues par les Alsaciens à la fin du XIXᵉ siècle, l’émotion d’un dernier hommage rendu à un cheminot respecté et le souvenir d’une habitante de la commune, cette date nous rappelle combien les destins individuels sont intimement liés à l’histoire locale.

En 1892, la situation politique de l’Alsace, alors annexée à l’Empire allemand depuis 1871, bouleverse la vie de nombreux habitants. C’est le cas d’un Alsacien nommé Rieffer, qui, après avoir accompli cinq années de service dans la Légion étrangère française, tente de revenir dans son pays natal. Faute d’avoir trouvé du travail en France, il espère retrouver les siens en Alsace. Mais à peine arrivé à Montreux-Vieux, alors gare frontière entre la France et l’Empire allemand, il est immédiatement arrêté par les autorités allemandes.

Conduit devant le Bezirks-Commando d’Altkirch, Rieffer est poursuivi pour s’être soustrait au service militaire allemand. Son retour se transforme en véritable épreuve : une peine de prison l’attend, avant d’être incorporé de force dans un régiment stationné à l’intérieur de l’Allemagne afin d’y accomplir le service militaire qu’il devait aux autorités impériales. Ce fait divers illustre toute la complexité de la condition des Alsaciens de cette époque, souvent tiraillés entre deux nations et confrontés à des choix douloureux imposés par l’histoire.

Quarante ans plus tard, le 19 juillet 1932, c’est une tout autre actualité qui touche la communauté ferroviaire. Les obsèques de Philibert Staffelbach, domicilié à Montreux-Vieux et chef de canton au réseau des chemins de fer d’Alsace-Lorraine, rassemblent une foule exceptionnelle à Oderen. Décédé prématurément avant d’avoir atteint l’âge de 46 ans, il laisse derrière lui une jeune épouse et une fillette de onze ans.

Rarement la commune avait connu un enterrement d’une telle ampleur. L’église est comble, remplie de cheminots venus rendre hommage à l’un des leurs, mais aussi d’anciens combattants et de nombreux habitants. Alphonse Mény, président de l’Union Nationale des Combattants, prononce un émouvant éloge funèbre. La chorale « Harmonie » d’Oderen, dont le défunt avait été membre, accompagne la cérémonie en interprétant une messe de Requiem à quatre voix ainsi qu’un poignant De profundis. Cet hommage témoigne de l’estime profonde dont bénéficiait Philibert Staffelbach auprès de tous ceux qui l’avaient connu.

Enfin, cette journée est aussi l’occasion d’avoir une pensée pour Madame Solange Clar, disparue le 19 juillet 2010. En évoquant son souvenir, c’est une page plus récente de la mémoire de Montreux-Vieux qui s’ajoute à celles des générations précédentes.

À travers ces événements, le 19 juillet nous rappelle que Montreux-Vieux est une terre où la grande Histoire et les histoires personnelles se rencontrent sans cesse. Derrière chaque date se cachent des femmes et des hommes dont les parcours, parfois tragiques, parfois exemplaires, continuent de faire vivre la mémoire de la commune.

Sources : La France, 19 juillet 1892 ; L’Express de Mulhouse, 19 juillet 1932

Une pensée pour :

  • Madame Solange Clar, décédée le 19 juillet 2010

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