Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 02 juin ?

Cession de terrain.

Le 2 juin 1819 le Conseil Municipal considérant qu’il existait un terrain communal «  au levant et midi » de l’habitation du sieur Louis Kleinendions lequel avait adressé une pétition au Préfet de Belfort a décidé de lui céder à la condition que le prix soit fixé par deux experts nommés l’un par la commune l’autre par l’acheteur.


Trafic de marchandises.

2 juin 1894 Le trafic des  marchandises  a considérablement augmenté depuis  quelque temps. et les recettes ont atteint, le mois dernier, le chiffre de   135,000 M. Des trains spéciaux, organisés tous les jours, arrivent à peine à évacuer les marchandises qui s’accumulent ici. La circulation des voyageurs aussi est en voie de croissance. Sources : Express 2 juin 1894

Grave délit sexuel à Altmünsterol.
Le lundi de Pentecôte, un grave délit sexuel a été découvert à Altmünsterol, ce qui a provoqué un tollé général. Un homme de soixante ans, marié et père de deux filles adultes, a été surpris en pleine forêt en train d’abuser sexuellement d’une jeune fille de quatorze ans et demi. Un médecin a déterminé que l’enfant avait été maltraité de la pire façon possible. Le sadique a été arrêté. Il est apparu plus tard que l’homme abusait de la jeune fille, qu’il avait attirée dans son appartement avec des bonbons, depuis des semaines. La gendarmerie a procédé à son arrestation .Sources : Der Republikaner, 2 juin 1939, p. 8/12

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LA JEUNE FILLE LA PLUS MERITANTE DE FRANCE

LA JEUNE FILLE LA PLUS MERITANTE DE FRANCE

Hélène Vonbank

Nom : Vonbank — Prénom : Hélène. — Date.et lieu de naissance : 2 février 1896, à Mulhouse {Haut – Rhin}.  — Adresse actuelle : Montreux-Vieux, chez M. Seb. Goetz. — Profession . : Ménagère. — Personnes a sa .charge : deux, Mme Goetz, {68 ans, paralysée ; M. Goetz, 73 ans. Il n’y a pas de parenté. Le fils dés époux Goetz était marié en premières noces avec la tante d’Hélène.

 C’est en Alsace, à Montreux-Vieux, qu’Hélène Vonbank mène, un peu ,à l’écart du paisible village, sa vie de dévouement et de sacrifices. N’imaginez pas notre héroïne coiffée du large ruban de satin noir, ni vêtue de la coquette robe dont le corsage laissé voir la fine dentelle de la chemise et dont la jupe, courte et froncée, se balance si gracieusement ! Des rubans ? La .pauvre fille n’en a jamais porté, ni acheté, ni même peut-être sérieusement désiré.  Quant aux dentelles, elle ne se préoccupe que de celles qu’elle fait à la veillée pour en tirer un peu d’argent.

Hélène Vonbank est née à Mulhouse, le 2 février. 1896. Si son acte de naissance porte : de père et mère inconnus, sa mère (dont la vie n’était pas exemplaire) ne l’abandonna pas complètement et la mit en nourrice chez une « brave femme de Mulhouse.. La petite Hélène, chétive, atteignit ainsi sa septième année, puis elle fut confiée à la garde de mauvaises gens qui rendirent l’enfant si malheureuse que la mère, insouciante, se décida enfin, au bout de deux ans, à la sortir dé cet enfer pour la garder, pensant bien sans doute qu’à neuf ans la fillette pourrait déjà lui servir de domestique. C’est ce qui arriva.

Quatre années. Hélène vécut ainsi, à Mulhouse, s’occupant de l’intérieur sans être surveillée, malmenée parfois sa mère, qui souvent rentrait ivre au logis. Seule, une tante maternelle — son unique parente — avait pour l’enfant un peu d’attention. Cette tante était l’épouse d’un certain Eugène Goetz, originaire de Montreux-Vieux, où le père, Sébastien Goetz, employé aux transports internationaux, et la mère, née Faber, exerçant la profession de sage-femme, habitaient une petite maison au milieu d’un beau verger, à proximité de la gare. Eugène Goetz était a cette époque sous-officier dans, l’armée allemande et rengagé dans l’espoir d’obtenir plus tard un poste de fonctionnaire dans l’Empire.

En1909, alors qu’elle venait d’avoir 55 ans, Mme Sébastien Goetz fut frappée d’une attaque de paralysie qui lui laissa les jambes inertes. Tous les soins furent vains ; la pauvre femme fut condamnée à vivre dans son lit ;non seulement elle ne pouvait plus s’occuper de son ménage, mais encore son état exigeait des soins incessants de jour et de nuit. Il devenait donc indispensable d’avoir quelqu’un pour soigner Mme Sé bastien Goetz et la remplacer dans son intérieur. Mais une domestique, il faut la payer, et pareille dépense était impossible pour des ouvriers. Et puis, où trouver celle assez dévouée et courageuse pour assumer pareille tâche triste et fatigante ? C’est alors que la belle-fille de la pauvre impotente pensa que sa jeune nièce Hélène pourrait, au moins en attendant une autre solution, rendre quelques services dans ce foyer, bouleversé. Et elle, au moins, on n’aurait pas à la payer.

Hélène Vonbank, on s’en souvient, vivait alors à Mulhouse avec sa mauvaise mère, dont elle était littéralement la servante. Résignée et dévouée malgré son sort malheureux, la fillette savait déjà entretenir un modeste intérieur, préparer la nourriture, laver le linge, alors que tant d’enfants de son âge et de sa condition n’ont pas encore eu le temps d’apprendre tous les jeux qui font la joie des premières années de la vie.

Hélène vient à Montreux-Vieux et commence, sans gages, son service chez les époux Goetz. Elle a treize ans. Le travail ne l’effraye pas : elle connaît çà depuis longtemps I Ce qui la surprend agréable ment, c’est d’être bien traitée, avec dou ceur, et ne sachant pas encore ce que c’est que l’affection, elle goûte une joie incon nue et s’attache bien vite à se3 maîtres. L’argent ? Peu lui importe ! Jusqu’en 1914. – la vie s’écoule ainsi pour elle : le matin, tandis que M. Goetz est parti à son travail, elle lave et, peigne Mme Goetz, fait le ménage et prépare le déjeuner. Elle est gaie, chante et distrait l’infirme, qui a toute sa -tête, mais doit rester couchée toujours et passe son temps à quelques travaux d’aiguille ou de dentelle. L’après midi, Hélène entretient le jardin et s’occupe du dîner.

Avec la guerre, une autre catastrophe arrive pour Hélène : M. Goetz tombe malade, il doit cesser tout travail, puis ne peut plus même quitter -son fauteuil. Les maigres ressources se trouvent réduites à presque rien. Ce qui sauve peut-être ce foyer, c’est, que le temps que dure: la guerre, des soldats français, occupent la région et que les quinze qui se succèdent-toujours chez les Goetz savent se montrer recon naissants des continuels services que leur rend Hélène avec bonne humeur.

De 1914 à la fin.de 1918, Hélène vit ainsi. Pour elle, les événements marquants sont qu’elle a perdu sa mère, puis sa tante, et qu’elle a appris le français avec nos sol dats, car .jusque  là elle ne parlait que l’alsacien. Pour le reste, il lui paraît que rien ne soit changé dans, sa vie. Et pourtant I Ce n’est plus un infirma qu’elle soigne, mais deux, car, à son .tour, M. Goetz est définitivement immobilisé dans son lit, maussade et grognon. Au début de 1919, le ménage Goetz dispose comme ressources dune rente d’invalidité de 41 fr. 65 par moi plus un secours d’ancien.combattant de la guerre de 1870 de 15 fr. 60. Ajoutons à cela une centaine de francs envoyés mensuellement par le flls, Eugène Goetz, remarie, et qui a repris dans l’administration française, le poste de .douanier qu’il avait obtenu, .avant les hostilités, de l’Empire, après douze ans passés dans l’armée allemande (1). Cent cinquante francs par mois ! C’est maigre pour nourrir trois per sonnes. Hélène, avec un instinct merveilleux, trouvé le moyen d’augmenter ces faibles ressources. Patiemment, elle réussit à constituer une petite basse-cour; elle réalise ce tour de force d’avoir à elle trois chèvres ; elle engraisse-quelques lapins. Il ne lui en coûte, selon elle, pour tout cela, qu’un peu plus de mal : il faut conduire les chèvres aux champs, mais elle a .dû; lait ; avec les œufs qu’elle vend, elle achète du grain pour la volaille ; quant à la nourriture des lapins,, eh bien ! elle part avec sa faucille « faire de l’herbe». Actuellement, toute simple qu’elle soit, sans instruction, n’ayant jamais rien vu que vaguement un faubourg de Mulhouse ayant ses treize ans, et depuis, le petit village de Montreux-Vieux, elle est l’âme de ce triste foyer, empressée à soigner deux malades ne quittant pas leur lit, et subvenant à tous les besoins.

 Un de ces derniers matins, guidé par l’aimable instituteur de Montreux-Vieux, je suis allé jusqu’à la demeure. des époux Goetz, la. petite maison à moitié cachée dans la verdure, au milieu d’un beau verger en bordure du chemin-de fer. Dès que nous appelons devant la barrière du jardin, la porte de la maisonnette s’ouvre et une petite femme, courte sur jambes, apparaît, étonnée : c’est Hélène Vonbank. Très brune, la peau mate, elle a de grands yeux noirs infiniment doux et, dans sa pauvre personne, c’est tout ce qui peut charmer un moment. Intriguée, elle nous conduit dans une petite chambre à gauche, modeste mais propre, où Mme Goetz me tend la main de son lit. Ce qui se passe alors, on le devine : j’’interroge, et les réponses c’est toute l’histoire qui précède. Apprenant ce que je viens faire. Hélene va aussitôt mettre au courant M. Goetz, qui occupe une autre chambre à droite dans la maison, puis elle retourne à ses occupations, trouvant sans intérêt pour elle ces choses qui lui paraissent si naturelles. Quand, un peu puis tard, je la  prie de revenir près de moi un moment, elle se plaît surtout à me montrer lès souvenirs .que les soldats français lui, ont laissés en remerciement de ses services et qui sont accrochés au mur en bonne place. Puis elle me parle de ses bêtes, et son visage s’éclaire. Je vais avec elle jusqu’au verger  où picorent une trentaine dé poules et broutent les trois chèvres qui bêlent en la voyant.  — Elles sont gentilles, me dit-elle. J’aime bien leur parler… Ah  tenez, monsieur, voici mes canards ; il n’y à pas longtemps que j’ai pu les acheter, tout petits, parce qu’alors ils coûtent peu. Je suis bien contente car, vous savez, çà se vend ; bien quand ils sont gras.. En petite maîtresse, simplement et déjà familiarisée, elle me dit alors ce qu’il faut faire pour le jardin et les bêtes, et en quelques phrases elle me démontre qu’elle n’a presque rien à acheter pour la nourriture des trois personnes du foyer.

:— Mais ne sortez-vous jamais, Hélène ?

— Oh ! si quelquefois. Un voisin m’aide à mettre maman (c’est Mme Goetz) dans une petite voiture, les dimanches qu’il fait beau, et je la promène un peu, jusqu’au village… çà lui fait bien plaisir.

Que les deux vieux époux Goetz soient heureux, voilà.la seule préoccupation d’Hé lène Vonbank. N’ayant jamais reçu de gages, elle n’a jamais possédé un sou, et sin cèrement elle n’y pense-pas; Sans rien à elle, san3 coquetterie, sans aucune des dis tractions simples qu’on peut avoir dans un village, elle vit suivant la destinée qu’elle a choisie : rester auprès des vieux infirmes et leur assurer l’existence qu’elle leur procure depuis treize années déjà, et cela, jusqu’à-leur dernier jour

Jean Clair Guyot

JEAN CLAIR-GUYOT. TRES IMPORTANT. — Nos lecteurs trouveront page 2 un écusson au nom d’Hélène Vonbank. Cet écusson devra être découpé et conservé pour être joint avec tous les autres —sous peine d’annulation — au bulletin de vote qui sera envoyé plus tard.

  • Il est bon de dire qu’Eugène Goetz, élevé par ses parents dans l’amour de. la France, est maintenant un excellent fonctionnaire français et que dernièrement il obtint de l’avancement pour avoir arrêté dans la 5:one d’occupation un redoutable contrebandier allemand

Sources L’Echo de Paris 21 septembre 1922

On pouvait lire dans la Revue du Rhin et de la Moselle page 230 du 5 janvier 1923 : Parmi les lauréates du concours des jeunes filles de France les plus méritantes, organisé par notre confrère L’Echo de Paris, cous sommes heureux de relever le nom d’une Alsacienne, Mlle Hélène Vonbank, habitant Montreux-Vieux (Ht Rhin), qui reçoit une donation de 3.000 francs. Toutes nos félicitations.

Autre article concernant HélèneL ‘Alsace Française du 30 septembre 1922

Au lendemain d’une guerre, où toute une jeunesse frémissante atteignit au sommet de la vaillance, poursuivit pendant quatre ans sans défaillance une destinée tragique, et, soutenue par l’armature de l’armée, développa, exalta ses ressources de courage et son acceptation de sacrifice, nul ne songe à contester les mérites d’une race capable de tous les miracles. Mais il y a des héroïsmes ailleurs que sur les champs de bataille. Et les vertus qui apparaissent
dans tout leur éclat, embellies par la mort, parmi le décor de la guerre, se retrouvent plus humbles, plus modestes, mais non moins émouvantes, dans la vie de tous les jours. Elles continuent d’inspirer le peuple des cités grises et des campagnes ensoleillées.

La femme dispute alors à l’homme la souveraineté du mérite. Ce ne sont plus des circonstances exceptionnelles, des jours dont on ne sait pas le nombre, mais qu’on sait comptés, des heures où l’on parvient à se surpasser soi-même, mais la vie habituelle, sans changement, l’éternel appel à la patience, à l’énergie pour vaincre les difficultés, messagères du découragement.

En ouvrant une enquête destinée à découvrir la jeune fille la plus méritante de France, l‘Écho de Paris démontre combien le choix est embarrassant, si nombreuse est la phalange des appelées. Toutes celles dont ce journal révèle la grandeur morale rivalisent de hautes qualités. Cette série de portraits, à vrai dire, n’étonne pas. On soupçonne depuis longtemps l’abondance de vertus répandue dans le peuple de France. Mais chaque fois que l’on est mis en
présence de ces gloires secrètes du pays, on est gagné par l’émotion.

Si l’une des premières jeunes filles, dégagée de l’ombre, se trouve être une Alsacienne n’y voyez
pas un jeu du hasard. L’Alsace est terre d’âmes vaillantes. Les noms de ses fils rayonnent entre les pages de l’histoire de France et pendant le demi siècle où elle dut subir le titre de Reichsland, douloureux comme un joug, elle ne consentit pas à vendre ses véritables sentiments en échange de sa tranquillité. Elle portait en elle des provisions de résistance qu’une longue lutte d’usure ne parvint pas à épuiser et l’exemple d’Hélène Yonbank, dont M.
Clair-Guyot entretient ses lecteurs de l’Écho de Paris, le prouve d’une façon bien touchante.

Ces deux colonnes de journal représentent probablement l’unique biographie de cette enfant brune, à la peau mate, dont la douceur s’est réfugiée dans ses yeux noirs. Elle aurait pu continuer, ignorée de tous, son existence sans éclat, si la bonté, sur la piste du mérite, n’avait été amenée devant une petite maison de Montreux-Yieux, dissimulée dans la verdure,
en bordure du chemin de fer. Là habite Hélène Yonbanck. Oh! elle n’est pas propriétaire!…. elle y tient le ménage d’un vieux couple, handicapé par l’âge, la maladie et la misère. Comment cette jeune fille de vingt – six ans a – t – elle abordé à ce modeste hâvre, après une enfance cruelle

Son acte de naissance, à la Mairie de Mulhouse, porte la date du 2 février 1896, père et mère inconnus. Enfant trouvée? Non, enfant du hasard. Sa mère gênée dans sa carrière par cette maternité indésirée mit son bébé en nourrice chez une brave femme de la ville. Hélène grandissait chétive et sage. A sept ans. elle fut confiée à de misérables gens, sans pitié. La mère insouciante,, mais non insensible, estima sa fillette en âge de lui servir de domestique et la prit avec elle.

Pendant quatre ans, elle vécut ainsi, servante de sa mère, privée de tendresse, bousculée, malmenée par cette maman « qui souvent rentrait ivre au logis ». Dans les milieux les plus étranges on rencontre parfois des âmes bonnes. La petite Hélène apitoya une tante maternelle, son unique parente, femme d’Eugène Goetz, sous-officier allemand et qui comptait sur ses annuités militaires pour obtenir plus tard un poste de fonctionnaire dans l’administration impériale. Eugène Goetz n’éprouvait pas pour le Reich une sympathie particulière, il s’était
résigné à accepter la règle de l’opportunisme. Aujourd’hui, douanier français, excellent fonctionnaire, il a obtenu dernièrement de l’avancement « pour avoir arrêté dans la zone d’occupation un redoutable contrebandier allemand ».

Les parents d’Eugène Goetz vivaient modestement à Montreux-Vieux, lui, prénommé Sébastien, employé aux transports internationaux, elle, sage femme. Or, en 1909, Mme Sébastien Goetz fut at-teinte de paralysie aux jambes. Les médecins déclarèrent la maladie incurable. La pauvre créature,à 55 ans, était condamnée à achever le reste de sa vie, au lit. Cette situation bouleversait le foyer. Il fallait une personne à demeure pour soigner Mme
Goetz et tenir le ménage. Une domestique? Déjà à cette époque, une domestique était un luxe impossible à supporter pour le budget de ces petites gens. C’est alors que leur bru suggéra l’idée d’envoyer Hélène Yonbank à Montreux-Yieux. Elle serait ainsi soustraite à l’existence sans charme qu’elle menait auprès de sa mère, et pourrait utilement, en attendant mieux, y faire valoir ses connaissances de ménagère, de cuisinière, de lingère.

L’enfant, élevée sans plaisirs et sans jeux, part à Montreux-Yieux. Point de gages et beaucoup de travail! La besogne ne l’effraie pas et l’argent n’importe guère à sa nature simple et dévouée, active et jeune (elle a treize ans). De n’être plus maltraitée la surprend. L’affection, dont elle ignorait jusqu’alors la douceur, éveille en elle la joie de vivre, l’attachement à ses maîtres. Elle chante et remplit la maison de gaieté, s’empresse auprès de la malade, et se distrait en faisant de la dentelle ou en jardinant.

Ainsi vivait Hélène Yonbank avant la guerre.

Mais la guerre survient et en 1914, M. Goetz, à son tour, est frappé de paralysie et ne peut plus même quitter son fauteuil. C’est été la détresse matérielle, si l’armée n’avait établi un cantonnement permanent dans la maison. Les régiments se succèdent, mais toujours une escouade de quinze soldats profite du couvert et des soins diligents de l’aimable enfant. Les poilus français, de si humble extraction soient-ils. continuent la tradition des gentlhommes. Serviables, bon garçons, complimenteurs mais respectueux, ils témoignent leur reconnaissance
à la petite Alsacienne, en lui apprenant le français, elle qui ne parle que son dialecte.

Sa mère et sa tante meurent. Orpheline, cela ne change rien à sa vie: elle passe-sa jeunesse entre les deux vieillards infirmes, car Sébastien d’un naturel grognon et maussade est lui aussi immobilisé dans, son lit.

Voici le budget mensuel du ménage au début de 1919:

rente d’invalidité 41.65 frs. secours d’ancien combattant de 1870 15,60 frs. rente faite à ses parents par le douanier Eugène Goetz 100,— frs. 157,25 frs. par mois pour trois personnes, ce n’est guère. Hélène, petite fée, pleine d’initiative, sans négliger en rien les soins à donner à Philémon et Baucis, parvient à accroître ces faibles ressources.
Elle réussit à posséder par un miracle d’économie une basse-cour, trois chèvres, quelques lapins.

Elle vend les œufs de ses poules et prélève sur ce léger commerce de quoi acheter le grain pour nourrir la volaille. Elle mène les chèvres aux champs et tout en les gardant, « fait de l’herbe », afin d’engraisser ses lapins. Elle n’est pas instruite, la petite fermière, ses yeux n’ont contemplé d’autre horizon qu’un faubourg de Mulhouse et le village de Montreux-Vieux, et pourtant elle est femme avertie, infirmièrère et maîtresse de maison. L’intelligence du cœur l’inspire.

Aujourd’hui une trentaine de poules picorent au verger et trois chèvres bèlent de plaisir en voyant Hélène s’approcher d’elles.

— Elles sont gentilles, dit-elle au visiteur. J’aime bien leur parler… Ah! tenez, Monsieur, voici mes canards, il n’y a pas longtemps que j’ai pu les acheter, tout petits, parce qu’alors ils coûtent peu. Je suis bien contente, car, vous savez, ça se vend bien, quand ils sont gras. Et la jeune fille, sans songer à ses mérites, retourne au chevet de ceux dont elle veut égayer les dernières années.

Hélène Vonbank sera-t-elle élue, par les suffrages sollicités, comme la jeune fille la plus méritante de France? Aux cœurs des Alsaciens elle apparaît comme l’image des vertus de notre province, et digne d’une récompense qu’elle n’attend pas. Si une autre lui était préférée, il resterait encore le Prix Montvon. L’adolescente de Montreux-Vieux ne sera pas oubliée.

G. B.

Sources: L’Alsace Française du 30 septembre 1922

On pouvait lire dans la Revue du Rhin et de la Moselle page 230 du 5 janvier 1923 : Parmi les lauréates du concours des jeunes filles de France les plus méritantes, organisé par notre confrère L’Echo de Paris, cous sommes heureux de relever le nom d’une Alsacienne, Mlle Hélène Vonbank, habitant Montreux-Vieux (Ht Rhin), qui reçoit une donation de 3.000 francs. Toutes nos félicitations.

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Le saviez-vous ? Camille Manné un visionnaire

Le saviez-vous ? Camille Manné un visionnaire

L’industriel Camille Manné à l’époque PDG de UMA-OBBO dont le père dirigeait un magasin de cycles à Montreux-Jeune avant guerre avait  dans les  années soixante un grand projet ; réaliser le grand Montreux en fusionnant les villages autour de Montreux-Vieux mais également conditionné par le grand canal à grand gabarit vital estimait-il pour la région. Il projetait la création après le site Total d’une importante filiale de son usine construite à présent à Erstein. Obbo commercialisait un astucieux système comptable par décalque. Il permettait la tenue de la comptabilité par le système centralisateur au même titre que le permettaient les machines comptables. La SNCF lui demanda une production journalière trop importante pour la desserte de son usine, ce dernier a du abandonner son projet.

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Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 1er juin ?

Le premier accident de chemin de fer en gare de Montreux-Vieux.

L’un des premiers accidents de chemin de fer à Montreux-Vieux a eu lieu samedi matin 30 mai 1885, une machine de manoeuvres a déraillé si malheureusement dans l’intérieur de la gare de Montreux-Vieux que plusieurs voies ont été interceptées et que des rails ont été endommagés. On a dû requérir une machine de secours de Mulhouse, qui est arrivée avec une équipe d’ouvriers, qui ont bientôt réparé le mal causé par cet accident. Sources : Express 1 juin 1885


L’Eglise fermée.

1er juin 1894 Montreux-Vieux. on nous écrit le 1er : Voilà bientôt un an que l’église paroissiale  est fermée pour cause de danger public. Elle tombe en ruine, il serait temps qu’on construisit un nouvel édifice. Sources :Express 2 juin 1894


Fruits et légumes.

1er juin 1913, Accélération en 1913 du transport de fruits et légumes du midi de la France vers l’Allemagne par la gare de Montreux-Vieux. Plus d’infos: http://montreux-vieux.net/?page_id=9390


Déclaration du Général Berdoulat.

1er juin 1919 Le général Berdoulat, gouverneur militaire de Paris, a déclaré ceci à un rédacteur de journal : (Petit Parisien, 27 février 1919.) « Averti par les actions qui précédèrent notre grande offensive de l’imminence d’une bataille décisive, le maire de Montreux-le-Vieux m’écrivit une lettre qui me parvint le matin même du 18 juillet. Elle contenait ces mots : « Tous mes vœux pour votre succès et notre victoire. » Eh bien  j’étais, ce jour-là, je ne sais trop pourquoi, si ému par la certitude du triomphe qu’au moment même où l’action se déclenchait, bien avant d’en connaître le résultat, séance tenante, je répondis au maire de Montreux : « Vos vœux sont exaucés, c’est la victoire, la déroute de l’ennemi. » Qui m’a poussé à écrire ainsi et à annoncer le gain d’une bataille qui n’était pas commencée? Pourquoi ai-je fait cela? Pourquoi ce matin-là avais-je non plus l’espoir mais la certitude du succès? La vérité c’est qu’une force mystérieuse me possédait… Ce fut là ma plus grosse émotion de toute la guerre. Le soir nous avons couché à quinze kilomètres de nos lignes de départ. » Source : La Revue Spirite 1er juin 1919


Transfert du dépôt de locomotives.

1er juin 1921 MONTREUX-VIEUX. Le bruit court à Montreux-Vieux, qu’à partir du 1er juin prochain, le dépôt de locomotives serait transféré à Mulhouse ou à Belfort. Les express ne s arrêteraient plus à Montreux-Vieux, et le buffet de la gare serait également supprimé à partir de celte date. Sources : L’Express de Mulhouse 27 mai 1921


Un cambriolage manqué.

1er juin 1928 Un cambriolage manqué. — L’autre nuit, un peu après minuit, trois individus aux allures louches introduisirent dans la cour de la cure de MontreuxVieux et  par une fenêtre du rez-de-chaussée, essayèrent, de pénétrer dans l’immeuble, dans l’intention évidente de le cambrioler. En ce moment quelques passants suivirent et nos trois malandrins s’empressèrent de disparaître. La gendarmerie a ouvert une enquête. Sources : L’Express de Mulhouse 1er juin 1928

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Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 31 mai ?

Une pensée pour :

Monsieur Pillot Michel, décédé le 31 mai 2018.

LES MESURES ALLEMANDES en Alsace-lorraine.

31 mai 1888 LES MESURES ALLEMANDES en Alsace-lorraine. Pour éviter aux Français les vexations allemandes à la frontière d’Alsace-Lorraine, la Compagnie des chemins de fer de l’Est se propose de faire passer par Delle les trains express qui passent actuellement par Mulhouse. D’après le nouvel itinéraire projeté, la ligne de Paris à Belfort, Montreux-Vieux, Mulhouse et-Bale serait remplacée pour les trains express, par la ligne de Paris à Belfort, Delle et Bâle, de telle sorte que les voyageurs se rendant de France à Bâle n’auraient  plus à traverser territoire d’ Alsace-Lorraine . Sources : Le Cri du Peuple (Paris) 31 mai 1888


La clef des champs.

31 mai 1892 Le nommé Georges Schuh, de Colmar, qui avait été arrêté, il y a quelques jours, par la gendarmerie de Montreux-Vieux, a un moment où il voulait passer la frontière, a été amené ce matin par un agent en civil, qui avait négligé de lui mettre les menottes. Pendant le trajet de la gare à la prison, le mauvais drôle a pris la clef des champs et n’a pu être repincé jusqu’à présent, maigre les recherches les plus actives. Sources : Express 31 mai 1892


Inscription au J.O.

31 mai 1920 Au Journal Officiel: Vol. IX, no 68, la firme  « Surgand frères à Montreux-Vieux ». Société en nom collectif qui a commencé le 31 mai 1920. Associés  MM. Paul Surgand et Joseph Surgand, les deux négociants en vins à Montreux-Vieux, Journal Officiel  4 mars 1921. Plus d’infos : http://montreux-vieux.net/?page_id=11868


Témoignage.

31 mai 1937 Noémie Freyburger-buttet Aujourd’hui cela fait 83 ans que mon arrière grand-père est décédé sur son lieu de travail, la Jeanne d’Arc. Ancien soldat du côté Français pendant la guerre 14-18, il avait été sévèrement blessé à la tête. Il avait été trépané. De retour de la guerre, il a épousé sa fiancée Augustine qui avait déjà réussi à le retrouver. Installés à Belfort d’abord, il travaillait à la maison mère de la Jeanne d’Arc pendant que son épouse Augustine travaillait à ce qui allait devenir l’Alsthom . Quand ils ont installé une filiale à Montreux-Vieux, il est parti s’établir à Chavannes avec sa femme et ses deux enfants: Virgile et Denise (épouse Buttet) .

Son travail à la Jeanne d’Arc consistait à décharger les Wagons qui arrivaient à la gare, remplis de marchandises en gros, en vue du conditionnement. Il 
était aussi ensuite chargé de livrer les marchandises conditionnées aux épiceries. 
Ce jour-là le 31 mai 1937 était un jour d’orage et depuis la guerre il avait très mal à la tête par ce temps (comme des coups électriques d’après ce qu’il disait). Il a fait une attaque cérébrale au moment où il a porté un sac de chicorée et est tombé en arrière dans les bras d’un collègue. 

Ce commentaire n’a pas pour but de faire pleurer dans les chaumières mais de rapporter un témoignage sur l’activité économique de Montreux-Vieux dans le contexte entre les deux guerres

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Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 30 mai ?

Une pensée pour :

Monsieur Petitnicolas Alexandre, décédé le 30 mai 2017.

Le premier accident de chemin de fer en gare de Montreux-Vieux.

30 mai 1895 L’un des premiers accidents de chemin de fer à Montreux-Vieux a eu lieu samedi matin 30 mai 1885, une machine de manoeuvres a déraillé si malheureusement dans l’intérieur de la gare de Montreux-Vieux que plusieurs voies ont été interceptées et que des rails ont été endommagés. On a dû requérir une machine de secours de Mulhouse, qui est arrivée avec une équipe d’ouvriers, qui ont bientôt réparé le mal causé par cet accident. Sources : Express 1 juin 1885


Acquisition d’une licence.

30 mai 2012 Achat par la commune de la dernière licence. Affectée la salle des fêtes

MONTREUX-VIEUX Marché a bestiaux. —- Des marchés au bestiaux se tiendront à Montreux-Vieux les 13 et 27 juin, 11 et 25 juillet, 8 et 22 août, 5 et 19 septembre.

Sources : Le Pays de Montbéliard, 30 mai 1918, p. 3/4

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Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 29 mai ?

Une pensée pour :

Monsieur Brentel Santos; décédé le 29 mai 2017.

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Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 28 mai ?

Tremblement de terre.

28 mai 1910 Un tremblement de terre 28/5/1910

D’après les renseignements provenant de la station sismologique centrale de Strasbourg, on a constaté hier matin des secousses de tremblement de terre non seulement en Suisse, mais aussi en Alsace à Montreux-Vieux.

Dans cette localité les secousses ont été si fortes que les gens en train de nouer les lacets de leurs souliers ont été renversés et que les lits ont été déplacés.

Il y a eu des secousses encore plus fortes de l’autre côté de la frontière à Montreux-Château, près de Belfort


Accident tuant un garçonnet.

28 mai 1912 A une centaine de mètres de la gare frontière de Montreux-Vieux, un garçonnet de 5 ans s’est, tué sur le coup, sous les yeux de ses parents, en tombant par la portière mal fermée d’un wagon du train de Mulhouse.
Sources: La Lanterne 28 mai 1912


Inspiration de feuilletons

28 mai 1937 Dans le journal « Le Matin » du 28 mai 1937 figure un épisode d’un feuilleton on l’on parle de Montreux-Vieux. Il y en a bien d’autres encore dans ce journal de l’époque que j’ai survolés.

Le saviez-vous ? Montreux-Vieux a inspiré plusieurs auteurs à écrire des feuiletons

Montreux-Vieux a inspiré plusieurs écrivains à écrire des feuilletons vu sa grande histoire à travers les temps comme par exemple « Poil-de-Brique » dont j’ai découvert l’épisode n°8 de « la grande guerre en Alsace » dans le journal, Le Temps du 14 avril 1921 mais aussi : « La Garde au Rhin » par Jean de la Hire,  journal ,Le Matin du 28 mai 1937 ou figure un épisode mais il y en a bien d’autres encore que j’ai survolés.

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Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 27 mai ?

Une pensée pour :

  • Monsieur Pierre Buttet, décédé le 27 mai 2011.

Pose de la première pierre de l’église St-Alban.

27 mai 1897 Pose de la première pierre de l’église

Un tremblement de terre le 27 mai 1910

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Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 26 mai ?

Bombes.

26 mai 1916 Une bombe d’ avion est tombés près de la maison de M. Théophile Huggenberger (Lambert Guy) et a fait de grands dégâts.

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Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 25 mai ?

Arrestation.

25 mai 1887 Arrestation. — La société de chant l’Alsatia a entrepris dimanche une excursion à Ferrette et a quitté Mulhouse par le train de 5 h. 1/2 du matin. Les membres de la société portaient, sans doute pour se garantir contre la pluie qui tombait à torrents, de vastes sombreros. Arrivée à Ferrette, un commissaire de police découvrit autour du chapeau de l’un des chanteurs une tresse en couronne aux couleurs nationales françaises. Le propriétaire du chapeau séditieux, le fils d’un jardinier de la route de Brunstatt, fut immédiatement arrêté et ramené sous escorte à Mulhouse par le train de 4 b. 50. Il est inutile de dire que cet incident a troublé la joie des excursionnistes qui sont revenus par le dernier train de Montreux-Vieux. Sources : Express 25 mai 1887


Procession entre les églises.

25 mai 1897 Le 25 mai 1897 à 13 heures une procession à eu lieu de l’ancienne église à l’emplacement de la nouvelle. Ce terrain fut acquis lors de la séance du conseil municipal du 25 mars 1897 présidée par le Maire Wilhelm Laible. La première pierre a été posée le 27 mai 1897.


Les trains express pour Paris toujours bondés.

25 mai 1900 Montreux-Vieux, 28 mai. — Les trains express pour Paris sont toujours bondés de voyageurs. Un wagon-restaurant est accroché à Bàle déjà à ces trains. Avant le 1” mai, ils ne prenaient le wagon-restaurant qu’à Petit-Croix. Sources : Express 25 mai 1900


Elections du 25 mai 1929

25 mai 1929 Montreux-Vieux – Election du 5 mai. On nous écrit : Les électeurs de Montreux-Vieux tiennent à faire connaître le résultat obtenu par notre sympathique maire Catté, lequel avec toute sa lise à passé avec une grande majorité, un chiffre de 182 votants notre maire a obtenu 150 voix et le plus bas 120.

Il est a remarquer que notre maire était bêché depuis deux ans par son ancien adjoint dont la majeure partie des habitants connaît les sentiments : Ne se vantait-il pas partout qu’il en était fait du maire : que cette fois il ne passerait plus; 15 jours avant les élections n’avait-il pas engage un pari ? Il ne se connaissait pas très bien, pas plus que la mentalité de Montreux-Vieux. car.après avoir tâté tous les terrains, il s’aperçut soudain que celui-ci lui marchait sous les pieds. C’est alors qu’il décida, pour ne pas subir la honte de la défaite vraiment méritée de ne se laisser porter sur aucune liste. Pour lui, personnellement il lui était impossible  de former une liste, les habitants de Montreux-Vieux ne voulant collaborer avec lui. Ce n’est qu’en dernière heure  le 4, vers 16 heures que parurent des tracts mensongers et des bulletins ou liguaient 5 candidats de la liste Catté Mais aussitôt ces 5 candidats par une protestation énergique et unanime, firent connaître par des coups de caisse, qu’ils n’avaient pas été consultés et qu’ils refusaient de figurer sur toute autre liste que celle du maire sortant.

L’ancien adjoint, avec sa duplicité coutumière, avait cru jouer un grand rôle. Il croyait que l’on ne connaissait pas ses manoeuvres souterraines : mais elles l’étaient de toute la population. Et les électeurs, par leurs votes, ont fait justice de ses manoeuvres.

Toute sa polémiqué contre le maire depuis 2 ans il a pas eu grand succès : elle récolta 4 voix  cela n’est déjà pas mal. et nous lui souhaitons bonne chance a l’avenir. Craignons pour sa santé, et méfions-nous de ses coups en retour.

La population de Montreux-Vieux, et, en particulier, les Alsaciens ont voulu lui donner une leçon de pudeur, et reconnaître les services rendus par le conseil municipal sortant et le maire en particulier. Le conseil qui n a pas changé. sauf un de ses membres qui a remplacé l’ancien adjoint  s’efforcera, nous en sommes certains, de donner entière satisfaction a toute demande légitimé ; le programme du dernier mandat a eté dépassé, l’intérêt général germe d’une façon parfaite et le maire a toujours été prêt à se dévouer et a rendre services a tous. Merci au nom de toute la population reconnaissante.

Un groupe d’électeurs de Montreux- Vieux.

Sources : Le Républicain de Belfort 25 mai 1929

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Les traditions d’Alsace : La Pentecôte le défilé des Pfingstknechte

Les traditions d’Alsace : La Pentecôte le défilé des Pfingstknechte

Le défilé des Pfingstknechte est une très ancienne coutume alsacienne, aujourd’hui presque éteinte. Le cortège regroupait à l’origine les valets de ferme, puis avec la disparition de cette profession les jeunes garçons du village. Le jour de la Pentecôte, les Pfingsknechte (terme alsacien qui signifie valets de la Pentecôte) défilaient dans les rues des villages et s’arrêtaient à chaque maison pour quémander de la nourriture en vue d’un grand festin pour célébrer le retour des longs jours ensoleillés et la générosité de la nature.

Source Wikipédia
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