Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 2 décembre ?

Brutalités allemandes

2/12/1888Une jeune fille, Mlle Guinot, modiste à Belfort, dont la famille habite l’Alsace, ayant été avisée par dépêche de la mort de son père, voulut se rendre auprès du lit mor-
tuaire et assister aux funérailles.

Mais à Montreux-Vieux, le commissaire, malgré les supplications touchantes de la
jeune fille tout en larmes, refusa de la laisser passer,, et, finalement, la fit brutale-
ment saisir par des gendarmes, qui la jetèrent dans le premier compartiment venu
du train qui se dirigeait sur Belfort.


Duretés odieuses

2 décembre 1888 Deux nouveaux incidents caractéristiques, viennent de se produira à la gare allemande de Montreux-Vieux

Un honorable négociant de Belfort, que ses affaires obligent de se rendre fréquemment en Alsace, s était pourvu du passeport obligatoire, et, une  fois en règle avec le décret du M. Hohenlohe, prit le train d’Alsace.

Arrivé à Montreux-Vieux, il exhiba son passeport et reçut pour toute réponse du commissaire spécial de reprendre et son passeport et le train pour Belfort, sans plus lui expliquer les motifs de cette décision.

Le second incident est encore plus odieux. Une jeune fille, Mlle Guinot, modiste à Belfort, dont la famille habite l’ Alsace,  ayant été avisée par dépêche do la mort de son père, voulut se rendre auprès du lit mortuaire et assister aux funérailles.

Mais à Montreux-Vieux, le commissaire, malgré les supplications touchantes de la jeune fille tout eu larmes, refusa de la laisser passer, et, finalement, la fit brutalement saisir par des gendarmes, qui la jetèrent dans le premier compartiment venu du train qui se dirigeait sur Belfort.

Sources : La Petite Bourgogne 2 décembre 1888


Décoration séditieuse

2 décembre 1888 Un voyageur de commerce qui venait de faire une tournée en Alsace retournait en France par Montreux-Vieux. Il avait à sa boutonnière un ruban tricolore, insigne d’une décoration française. Le commissaire lui donna l’ordre de l’enlever. Le voyageur répondit qu’il avait porté l’insigne sans être inquiété pendant le cours de son voyage. Cette réponse fut jugée séditieuse. Le voyageur arrêté aussitôt, va expier dans les cachots de Dannemarie le crime d’avoir été décoré par la France.


Faits de guerre

02 décembre 1914 Forte canonade du côté d’Aspach Thann On aperçois les lueurs des incendie


Le certificat d’études primaires en Alsace

2 décembre 1915 Le certificat d’études primaires en Alsace

Les maîtres désignés depuis un  an par l’autorité militaire pour organiser l’enseignement primaire en Alsace ont récemment exprimé le désir de voir apprécier par un jury compétent, le travail et les connaissances de leurs meilleurs élèves.

Le ministre de l’Instruction publique a donné l’autorisation d’ouvrir, pour les jeunes Alsaciens, une session supplémentaire du certificat d’études. Et, le vendredi 12 novembre,  11aspirants et 5 aspirantes, élèves des écoles de Chavannes-sur-l’Etang, Massevaux, Montreux-Vieux et Montreux-Jeune, se présentaient à cet examen. On avait choisi pour eux des sujets adaptés aux circonstances : un « Souvenir d’Alsace », d’André Theuriet, fut donné en dictée, et le thème de la composition française était : « Décrivez votre village d’Alsace. Dites pourquoi votre petite patrie est si chère au cœur de tous les Français. »

Quatre aspirantes et neuf aspirants ont été -déclares admise dont un avec la mention assez bien, quatre avec la mention bien et huit avec la mention très bien.

Sources : Excelsior 2 décembre 1915

Une pensée pour :

Monsieur René Stantina, décédé le 2 décembre 2019.

Grands anniversaires

  • Monsieur Daniel Dorget fête aujourd’hui ses 81 ans.
  • Madame CINTI Louise fête aujourd’hui ses 80 ans

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Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 1er décembre ?

Décoration séditieuse

1er décembre 1888 Décoration séditieuse  Un voyageur de commerce qui venait de faire une tournée en Alsace, retournait en France par Montreux-Vieux. II avait à sa boutonnière un ruban tricolore, insigne d’une décoration française. Le commissaire lui donna l’ordre de l’enlever. Lé voyageur répondit qU’tl avait porté l’insigne sans être inquiété pendant le cours de son voyage. Cette réponse fut jugée séditieuse. Le voyageur, Arrêté aussitôt, Va expier dans les cachots de Dannemarie le crime  d’avoir été décoré par la  France

Sources : La Croix 1er décembre 1888


Convoi de chevaux en gare de Montreux-Vieux

1er décembre 1894 Montreux-Vieux. — De forts envois de chevaux passent à la gare de Montreux, à destination de I Allemagne et de la Suisse. Les chevaux sont les seuls animaux dont l’importation est permise en Allemagne, mais on croit que bientôt sera levée l’interdiction d’importer des bêtes à cornes et despotes, et l’on pourra plus entrer du bétail de France dans les mêmes conditions que te bétail d’Italie.

Sources : Express 1er décembre 1894


Poste incendie

Le 1er Décembre 1950, les plans de M.Baur, architecte à Mulhouse concernant la construction du Poste Incendie étaient approuvés et un crédit de 1 170 000 F voté, le Ministère de l’Intérieur à Paris ayant fait connaître que le concours financier de l’Etat ne pourrait être accordé. http://montreux-vieux.net/?page_id=4792

Une pensée pour :

  • Monsieur Wilhelm Marcel, décédé le 1er décembre 1998

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Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 30 novembre ?

Un cas de diphtérie

30 novembre 1894 Montreux-Vieux. — On nous écrit le 28: Un cas de diphtérie s’est déclaré sur un jeune garçon de dix ans. Sons perdre de temps, le docteur Breinlinger a procédé à l’inoculation du sérum qui a produit de très bons résultats. Il serait à désirer que ce remède fût plus vulgarisé. On a eu de la peine à s’en procurer et encore à quel prix !

Sources : Express 30 novembre 1894


Théophile Huggenberger perd sa jambe droite lors d’un sauvetage

30 novembre 1944 Le 30 novembre 1944 , les sapeurs pompiers étaient alertés afin de porter secours à trois personnes du village, blessées par des mines sur la route de Montreux-Château C’est au cours de cette opération de sauvetage que le chef de Corps Théophile Huggenberger lui-même fut victime de l’explosion d’une mine ce qui nécessita l’amputation de sa jambe droite.

Grand anniversaire

Madame Guichard Marguerite fête aujourd’hui ses 86 ans

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Bientôt la Saint Nicolas.

Un week-end d‘évasion

Traditions du Sundgau: Le 6 décembre la Saint Nicolas

Évêque de Myra (Asie Mineure) et patron des écoliers, enfants de chœur, bateliers, prisonniers et boulangers, Saint Nicolas apparaît vers le 12e siècle en Alsace et se maintient particulièrement dans le Sundgau resté à la foi catholique. Ailleurs, St Nicolas a été remplacé par le Père Noël.
Selon une très vieille légende, il faut mettre la veille au soir, devant la porte de la maison, une carotte ou un peu de foin pour que Saint Nicolas n’oublie pas dans sa tournée les enfants de la famille. Mais attention ! Saint Nicolas peut très bien être accompagné du sombre Hans Trapp dont les premières traces apparaissent à la fin du 16e siècle, ou du Besa mit ruada (mauvais ou Satan avec fouet) qui fouettent les paresseux, les médisants et les filles légères. Si vous voulez que cet inquiétant personnage reste au dehors, déposez sur le rebord de la fenêtre un verre de schnaps. Pendant qu’il le boira, Saint Nicolas viendra, seul, distribuer les manalas, les pommes et les noix.
Pour le dîner du 6 décembre, on mange des manalas en buvant du chocolat chaud. Au dessert, on savoure un St Nicolas en pain d’épices et des clémentines ou des petites pommes rouges tardives à chair blanche. Et pendant toute la semaine, les enfants amènent à l’école des pains d’épices en guise de goûter.

Coutume toujours en vogue dans le Sundgau, un parent ou un ami de la famille, déguisé en évêque et escorté du terrible Hans Trapp, entre dans la pièce où se tiennent les enfants. Il se renseigne sur leur sagesse, félicite les plus gentils, gronde les galopins et offre les manalas(brioches en forme de bonshommes avec deux raisins de Corinthe en guise d’yeux – plaisir traditionnel que nos boulangers nous proposent encore) ou… un fouet ! Bienheureux le mauvais sujet que Hans Trapp ne fourrait pas dans son sac pour l’enlever ! Il en était quitte pour la peur…

Nicole Munch
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Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 29 novembre ?

Bénédiction du nouveau cimetière

29 novembre 1891 La bénédiction du nouveau cimetière a eu lieu le 29 novembre 1891 par le curé Triponey en présence des curés Marchal de Montreux-Jeune Gérard de Chavannes-Sur-L’Etang et Frey de Lutran. (En partie L’Alsace 19/7/1999 R.MJ Pierre)

Montreux-Vieux. — La communauté catholique a inauguré dimanche après midi, en présence du Conseil municipal, sauf quatre membres, son nouveau cimetière. Sources : Express 1er décembre 1891


Ouverture des écoles le 29 novembre 1914

29 novembre 1914 Après la guerre de 1914/18, les écoles ne rouvrirent que le 29 novembre 1914 http://montreux-vieux.net/?page_id=11981

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Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 28 novembre ?

Emplois aidés dès 1831

28 novembre 1831 Dans sa séance du conseil municipal du 28 novembre 1831 la municipalité propose propose aux ouvriers de la classe pauvre différents travaux aux tarifs suivants :28 novembre 1831 Des emplois « aidés » dès 1831 à Montreux-Vieux

. défricher un terrain de 70 ares 250 f

. défricher un terrain de 50 ares le long de la route Royale de Belfort à Bâle 100 f

. curage de la rivière la Grubaine le long du terrain communal 200 f

. extraire des rivières 150 m 3 de gravier pour l’amélioration des chemins 300 f


Chute du contrôleur de trains

28 novembre 1898 Montreux-Vieux, 28 novembre. — La sieur Burghard, de Mulhouse, contrôleur des billets du train de Calais-8âle, est tombé du marchepied, pendant son service, et s’est grièvement blessé au bras. Sa chute a été provoquée par le poteau signal qui se trouve à la gare et contre lequel il s’est heurté au passage du train. Ce poteau est trop rapproché de la voie. Il y a longtemps qu’on aurait pu le déplacer.

Sources : Express 29 novembre 1898


Travaux à l’ancienne église

28 novembre 1841 Le 28 novembre 1841 les travaux de l’église sont effectués en partie par Martin Couttin doreur et peintre

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Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 27 novembre ?

Le Ministre de la Guerre au Temple

27 novembre 1914 Aujourd’hui, réception de Millerand, ministre de la Guerre au Temple protestant. Etaient présents entre autres, l »adjoint Gautherat, le curé Tschirart, le colonel Lecourbe et le commandant de la Roussière. Les enfants de Montreux-Vieux et Chavannes chantèrent la Marseillaise. Le ministre a dit sa joie d’être le premier à pouvoir saluer l’Alsace au nom du Gouvernement, que la France apportait la liberté etc… http://montreux-vieux.net/?page_id=14452


Le château d’eau endommagé par des obus

27 novembre 1944 Servant d’observatoire par les allemands durant la Guerre, il a été endommagé le 27 Novembre 1944 lors de la libération par 4 obus de 76,2 mm tirés depuis le village voisin de Montreux-Jeune par un char le « Notre Dame » du 3ème bataillon du 21è RIC.

Une pensée pour :

  • Madame Raymonde Schnoebelen née Schultz, décédée le 27 novembre 2015
  • Madame Cordonnier M.Louise née Montavon, décédée le 27 novembre 2017
  • Monsieur Daniel Bitschnau, décédé le 27 novembre 2020

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Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 26 novembre ?

Le monument aux morts

26 novembre 1921 C’est lors de la réunion du conseil municipal du 26 novembre 1921 que l’assemblée délibérante a pris l’initiative de faire ériger dans la commune de Montreux-Vieux un monument aux enfants du village tombés au champs d’honneur pendant la guerre de 1914-1918 et dans ce but a nommé une commission composée de trois membres Mrs Baumann Edmond, Freyburger Emile et Stierlin Joseph. Cette commission a été chargée de centraliser les moyeux nécessaires à l’érection du dit monument et de faire toutes les démarches à ce sujet. La date de l’inauguration du monument aux morts est inconnue mais le 9 novembre 1929 le Maire a soumis au conseil Municipal les factures concernant le montant des travaux et les frais d’inauguration s’élevant à 1 636,95 F. Le conseil a voté les crédits nécessaires au paiement des factures

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Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 25 novembre ?

Acquittement pour les prévenus

25 novembre 1903 Après les élections du Conseil d’arrondissement, le Kreisblatt publiait un article reprochant au conseiller nouvellement élu, M. Scherrer, de Dannemarie, de s’être rendu coupable de détournements pendant la guerre de 1870. M. Scherrer a poursuivi le rédacteur du Kreisblatt et M. Laiblé, maire de Montreux-Vieux, pour diffamation. Les échevins d’Altkirch ont acquitté les deux prévenus. Sources : Express 25 novembre 1903


Les aventures d’un évadé

25 novembre 1906 Les aventures d’un évadé. Les autorités françaises viennent de remettre entre les mains des gendarmes allemands, à Montreux-Vieux (Alsace), un dangereux malfaiteur, le nommé Claude Bürr, qui, il y a 5 ans, s’était évadé de la maison cen trale d’Ensisheim dans des circonstances dramatiques. Devant être confronté avec plusieurs témoins dans une affaire de vol avec effraction, il prit place entre deux gardiens dans une voiture découverte pour se rendre à la gare. En cours de route, ayant réussi à se dégager de ses liens, il assomma d’un formidable coup de poing le gardien de gauche et, saisissant celui de droite à la gorge, le jeta hors de la voiture sur la route. Puis, prenant ses jambes à son cou, il disparut. Dans la nuit, il passa la frontière. Il serait encore en France, bien tranquille, si, dernièrement, il n’avait attiré l’attention de la police sur lui. impliqué dans une affaire de cambriolage.il est con damné à 3 mois de prison et, à l’issue de sa peine, ramené à la frontière. La gendarmerie allemande le reçut à bras ouverts. Sources : Courrier de Saône et Loire 25 novembre 1906


La Manufacture de coton du Haut-Rhin vient de s’agrandir

25 novembre 1925 MONTREUX-VIEUX. — La Manufacture de coton du Haut-Rhin vient de s’agrandir par un nouveau bâtiment, et, à cette occasion, tous les ouvriers ainsi que les maçons furent invités par la direction à un copieux dîner offert au restaurant  de M. Heinis Notre village qui vécu parfois  depuis la guerre des moment difficiles, commence à revivre et a prendre de l’extension grâce aux industries qui s’y installent. Sources : L’Express de Mulhouse 25 novembre 1925

Une pensée pour :

  • Monsieur Seiler René, décédé le 25 novembre 1988

25 novembre 1988 Décès de Mr Seiler René http://montreux-vieux.net/?p=16742

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Les traditions dans le Sundgau

Les traditions dans la Sundgau le 2 décembre Sainte Viviane

Période de l’Avent, c’est-à-dire l’attente du peuple des fidèles à la venue du Christ et période où les jours continuent à diminuer. Le temps de l’Avent comprend 4 dimanches matérialisés par les 4 bougies de la couronne de l’Avent qui, venues d’Allemagne luthérienne, sont apparues en Alsace dans les années trente. Le 1er dimanche, on allume une des 4 bougies, le 2ème deux, le 3ème trois et le 4ème, les quatre brûlent. Cette coutume de la couronne de l’Avent ne s’est répandue dans la région que depuis quelques dizaines d’années.
Le 2 décembre est aussi le jour où les enfants commencent à ouvrir les volets du calendrier de l’Avent (en forme de petite maison avec 24 fenêtres) et où les cuisinières se lancent dans la confection des brédalas (petits gâteaux de Noël). En effet, il n’y a pas une fête sans abondance, surtout dans une société où l’on ne mangeait pas toujours à sa faim. (Nicole Munch)

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Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 24 novembre ?

Le coq gaulois

24 novembre 1918 Christian Seyjel habite Montreux-Vieux, en Haute-Alsace, a quatre grandes enjambées de la Suisse. C’est un ouvrier Mécanicien-horloger de grande capacité, et de plus Français du fond du cœur et excellent patriote. S’il est demeuré en Alsace, c’est que, né dans le pays, il est tout de suite, entré en apprentissage dans la maison où il travail encore et qu’il redoute les aventures de la pierre qui roule. 11 s’est marié avec la petite Margrédel, maintenant mère de famille : car le ménage a quatre enfants dont l’aîné va atteindre dix ans.

Lui, Christian en ; trente six. Son travail obstiné, ses connaissances et son adresse-indéniable lui ont donné une petite aisance ; pour lui-même, il dépense peu, parce que ses dimanches et jours de fête, il les passe chez lui, bricolant après une horloge de son invention. Il fait de l’horlogerie française, et n’a aucune estime pour ces coucous de la Forêt-Noire, que l’on croit fabriqués en Suis se et qui nous viennent directement d’Allemagne.

 « D’abord, pourquoi un coucou ? s’est-il dit. Ce qu’il lui faut, c’est un coq, un vrai coq gaulois qui soit réellement un réveille-matin. Il faut qu’il, chante trois fois, à une minute d’intervalle. Ce sera peut-être difficile, mais avec la patience j’y arriverai. Et quand j’aurai réussi, je vendrai mon invention à mon patron, ce qui me permettra d’envoyer mon aîné à l’école d’horlogerie, de Besançon et d’en faire plus tard un ouvrier calé… »

Et Christian Seyjel y serait arrivé… si la guerre n’était, pas survenue. An lendemain de la mobilisation, il rentra en France et alla se mettre a la disposition du général commandant la place de Belfort. Quant à sa femme et à. ses enfants, il les expédia en Franche-Comté, chez des parents, parce que Montreux est vraiment trop près de la frontière, pour que l’on y soit en sûreté. Son horloge était pourtant, bien avancée. Il ne manquait plus qu’une note au cocorico mais elle était difficile à obtenir. Pour le reste, tout était prêt; engrenages, cage et cadran. Il avait même fait appliquer en lettres de cuivre, au-dessus de celui-ci la mention : « Quand ce coq chantera, l’armée française viendra, «  Car Christian avait bon espoir dans la revanche. Pourvu que je sois prêt- à ce moment ! se disait-il quelquefois. En attendant, il parlait et le coq gaulois de son horloge ne chantait pas encore,

Le 4 août, un détachement de « troupes allemandes, Montreux-Vieux, se trouvant en pays annexé vient  occuper la ville pour la défendre contre l’arrivée éventuelle des Français. Ce sont des soldats bavarois, une compagnie avec ses officiers un hauptmann, un leutenant et deux oberleutnants, qui, tout naturellement, apprenant que la maison de Seyjel est .inhabitée, s’y installent à leur aise; après l’avoir minutieusement visitée et inventoriée. Le hauptmann, revenu dans la salle à manger aperçoit le le réveille-matin posé sur la cheminée et lit l’exergue : Quand ce coq chantera… Che n’aime bas ça ! grogne-t-il. Un oberleutnant par flagornerie pour son chef pousse l’horloge de la pointe de son sabre et la fait tomber à terre eu ricanant. Il ne chantera bas ! dit-il. Mais-en tombant la cage du réveil s’est ouverte et un petit oiseau s’en échappe… Un coq, un vrai petit coq .gros comme une noix, la crête en bataille, le bec ouvert, les plumes hérissées, droit sur ses ergots, la flamme de sa queue mordorée et retombante. Le hauptmann le ramasse, l’examine et le jette sur la table juste au moment où les ordonnances de ces herr viennent dresser le couvert. Les officiers se mettent à manger, à engloutir des monceaux de victuailles, arrosés de nombreuses bouteilles de vin, car outre la bière on a découvert un tonneau dans ta cave de Christian Seyjel . Les ordonnances ont  disparu, annonçant au leutnant et. aux deux sous-lieutenants qu’ils logeront à l’ Hôtel du Pigeon-Blanc, où on a préparé leurs chambres, le haupt mann se réservant pour lui seul la maison de l’horloger. Après le repas, nouvelles bouteilles vidées à la santé du kaiser et à la prochaine occupation de Paris par les troupes allemandes. Tout en buvant, le capitaine a repris le petit coq et. l’ayant placé dans son assiette, s’amuse à le piquer avec la pointe de son couteau… Enfin, comme il se fait tard, on porte un dernier toast et laisse trois officiers subalternes gagner le logis qui leur est destiné. et hauptmann reste seul. Il  a la tête un peu lourde et des yeux vagues ;   il n’y a que quelques pas à faire pour aller se coucher. Cinq minutes plus tard, des ronflements sonores dans la maison  vide indiquent qu’il est plongé dans le sommeil.

Les heures passent. Le capitaine, rêvant, probablement de   monstrueux et de chapelets de petites saucisses, ou encore de son entrée triomphale clans la capitale du monde, ne s’en rend pas compte… Tout à coup, il se réveille en sursaut… Un formidable « cocorico » vient de retentir presque à ses oreilles lui semble-t il. Dans la fumée de son ivresse, mal cuvée, un souvenir lui revient : « Quand ce coq chantera, l’armée française ici viendra ! » Il saute du lit, s’habille à la hâte el passe dans la salle à manger… ,Lc coq gaulois qu’il a massacré dans son assiette, la veille, n’y est plus… Che n’aime bas çà ! grogne-t-il. En ce moment, il entend les clairons de France qui sonnent la charge dans la rue, sous ses fenêtres… II hésite, n’ose pas sortir… Mais il est bientôt tiré d’indécision. Par la porte brusquement enfoncée paraissent les képis rouges… Clément ROCIICL

Sources : Le Petit journal Supplément du dimanche 24 novembre 1918

Création du C.C.A.S

24 novembre 2008 Le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) de Montreux Vieux a été créé le 24 novembre 2008.

Une pensée pour :

  • Monsieur Patron François, décédé le 24 novembre 2001
  • Monsieur Hanser Gérard, décédé le 24 novembre 2003

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Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 23 novembre ?

Du mobilier pour la Société de musique

23 novembre 1895 Montreux-Vieux. — On nous  écrit 1e 23 Notre  Société de musique et da chant Eintracht a fait installer hier un nouveau mobilier  au 1er étage de l’auberge Munch, avec un piano ; ce qui prouve, une  fois de plus, que notre président, M. Laiblé, est un homme d’initiative et d’expérience.

Sources : Express 26 novembre 1895

Une pensée pour :

  • Monsieur Stantina Léon, décédé le 23 novembre 1964

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