Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 18 juillet ?

18 juillet à Montreux-Vieux : des pionniers de l’aviation au sacrifice d’un héros du déminage

Le 18 juillet est une date qui réunit deux épisodes très différents de l’histoire de Montreux-Vieux. Le premier nous transporte aux derniers jours de paix de l’été 1914, alors que l’Europe est sur le point de basculer dans la Première Guerre mondiale. Le second nous rappelle les difficiles lendemains de la Seconde Guerre mondiale, lorsque des hommes courageux risquaient chaque jour leur vie pour débarrasser la France des milliers de mines abandonnées sur son sol. Deux histoires méconnues, mais qui méritent d’être racontées.

18 juillet 1914 : un avion français se pose en territoire allemand

À la veille de la Première Guerre mondiale, l’aviation militaire n’en est encore qu’à ses débuts. Les avions sont fragiles, les instruments de navigation rudimentaires et les pilotes se repèrent essentiellement grâce aux reliefs, aux rivières, aux routes et aux forêts. Une simple erreur d’orientation peut rapidement conduire un équipage à plusieurs dizaines de kilomètres de sa destination.

C’est précisément ce qui se produit le 18 juillet 1914.

Ce jour-là, un aéroplane militaire français, piloté par le lieutenant aviateur Trétarre, accompagné du capitaine Moquet, officier du 171ᵉ régiment d’infanterie de Belfort, effectue un vol de reconnaissance dans la région de Montbéliard. Au cours du voyage de retour, les deux officiers prennent par erreur la Forêt-Noire pour le massif des Vosges. Sans s’en rendre compte, ils franchissent la frontière et pénètrent en territoire allemand.

Comprenant finalement leur méprise, ils décident d’atterrir dans la commune de Hirtzfelden, afin d’éviter tout incident plus grave.

À peine descendus de leur appareil, ils demandent immédiatement où se trouvent la mairie et la gendarmerie. Leur attitude franche et leur volonté de régulariser la situation sont appréciées des autorités allemandes.

Rapidement arrivent sur les lieux le directeur du district, le procureur ainsi qu’un officier de la section d’aviation de Fribourg. Malgré les tensions diplomatiques extrêmement fortes entre la France et l’Allemagne durant cet été 1914, les deux officiers français sont reçus avec une parfaite courtoisie. En attendant les ordres du commandement général de Carlsruhe, le procureur les invite même à partager son déjeuner.

Après plusieurs heures d’attente, la décision tombe : les officiers français pourront regagner leur pays après la rédaction d’un procès-verbal officiel. Leur avion est démonté avec soin puis transporté jusqu’à Montreux-Vieux, important nœud ferroviaire frontalier, afin de faciliter son rapatriement. Les deux militaires rejoignent Belfort dans la soirée.

Quelques jours plus tard seulement, le 28 juillet, la Première Guerre mondiale éclate. Ce simple incident aérien apparaît aujourd’hui comme l’un des derniers épisodes de relative cordialité entre les deux nations avant quatre années d’un conflit d’une violence sans précédent.

1945 : une France à reconstruire… et à déminer

Trente et un ans plus tard, une autre page de l’histoire s’écrit.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale prend fin en 1945, la France est certes libérée, mais elle demeure un immense champ de dangers. Les armées allemandes, alliées et parfois même les réseaux de résistance ont disséminé des centaines de milliers de mines dans les forêts, les champs, les chemins, les prairies ou encore le long des routes et des voies ferrées.

Les populations n’osent plus cultiver leurs terres, emmener les troupeaux dans les pâturages ou laisser les enfants jouer librement. Chaque pas peut être fatal.

Le 21 février 1945, le Ministère de la Reconstruction crée officiellement le Service du Déminage. Cette mission gigantesque est confiée à environ 3 200 volontaires français, rejoints par près de 30 000 prisonniers de guerre allemands, dont beaucoup participeront activement au nettoyage du territoire.

Le travail est particulièrement dangereux. Les démineurs ne disposent pratiquement d’aucune expérience. Les techniques modernes de neutralisation n’existent pas encore et chaque intervention représente un risque permanent.

Georges Schultz : le courage au service des autres

Parmi ces hommes figure Georges Schultz, habitant de Montreux-Vieux.

À la fin de la guerre, cet homme de 36 ans est père de six jeunes enfants. Comme beaucoup de Français, il peine à retrouver un emploi. Soucieux d’assurer l’avenir de sa famille, il choisit de s’engager dans le Service du Déminage, pleinement conscient des dangers auxquels il s’expose.

Très rapidement, ses supérieurs remarquent son engagement, son efficacité et surtout son courage hors du commun. Ses compagnons racontent qu’il ne reculait devant aucune mission. Son audace était telle qu’il rapportait parfois chez lui certains engins explosifs découverts sur le terrain, qu’il entreposait dans la cave de sa maison. Une pratique qui paraît aujourd’hui inimaginable mais qui témoigne à la fois de la rudesse des conditions de travail et du caractère intrépide de cet homme.

Le 18 juillet 1945, alors qu’il intervient dans une forêt près d’Ueberstrass, Georges Schultz découvre une mine. En la transportant pour la mettre en sécurité, il trébuche accidentellement. Dans sa chute, l’engin explose.

Le démineur est tué sur le coup.

Il laisse une épouse et six enfants en bas âge.

Reconnu Mort pour la France, son nom est gravé sur le monument aux morts de Montreux-Vieux, rappelant aux générations futures le sacrifice de cet homme qui a donné sa vie pour rendre les campagnes à nouveau accessibles et sûres.

Le courage d’une mère de famille

La disparition de Georges Schultz bouleverse profondément sa famille.

Son épouse, Cécile Karm, se retrouve seule avec six enfants : Georges, Hubert, Huguette, Raymonde, Cécile et Andrée.

Pour faire vivre sa famille, elle choisit d’exercer le métier de modiste, un véritable artisanat d’art. Elle crée et confectionne des chapeaux pour femmes et pour hommes, entièrement réalisés à la main. À cette époque, le chapeau est un accessoire indispensable de la vie quotidienne, particulièrement lors des cérémonies religieuses ou des sorties dominicales.

Grâce à un courage et une détermination remarquables, elle parvient à élever seule ses enfants, qui connaîtront tous une belle réussite professionnelle.

Parmi eux se trouve Andrée, née le 21 novembre 1944 dans la cave d’une maison de la Grand’Rue de Montreux-Vieux, aujourd’hui propriété de M. A. Trabold. Elle n’avait que huit mois lorsque son père trouva la mort. Aujourd’hui encore, son témoignage contribue à faire vivre cette mémoire familiale.

Le devoir de mémoire

Ces deux événements survenus un 18 juillet rappellent combien l’histoire locale est intimement liée à la grande Histoire.

Le premier témoigne des débuts de l’aviation militaire et des tensions internationales qui précèdent la Première Guerre mondiale. Le second rend hommage à ces centaines de démineurs qui, au lendemain de la Libération, ont accepté de risquer leur vie pour permettre aux habitants de retrouver leurs terres, leurs forêts, leurs villages et une existence normale.

À Montreux-Vieux, le nom de Georges Schultz demeure le symbole de ce courage discret. Son sacrifice, comme celui de tant d’autres démineurs, mérite d’être transmis aux générations futures afin que leur engagement ne sombre jamais dans l’oubli. Grâce à ces hommes, des milliers d’hectares de terres ont pu être rendus à l’agriculture, les forêts sont redevenues accessibles et les familles ont pu reprendre une vie paisible.

L’histoire de Montreux-Vieux ne se résume pas aux grands événements nationaux ; elle est aussi faite de ces destins individuels qui illustrent, avec force et émotion, le courage, le sens du devoir et l’espoir d’un avenir meilleur.

Publié dans Liens | Laisser un commentaire

Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 17 juillet ?

Un 17 juillet dans l’histoire de Montreux-Vieux

Le 17 juillet rappelle plusieurs épisodes marquants de l’histoire de Montreux-Vieux, entre grands projets, drames et tensions de l’Histoire.

En 1855, le conseil municipal est appelé à donner son avis sur un sujet d’avenir : l’emplacement de la future gare de Montreux-Vieux sur la ligne de chemin de fer Paris–Mulhouse. Cette décision est capitale, car elle déterminera le développement économique et les échanges du village pendant de nombreuses décennies.

Quatre-vingts ans plus tard, le 17 juillet 1935, un grave accident de la route bouleverse la région. Revenant d’une visite familiale à Montreux-Vieux, Théophile Byhr et son épouse Suzanne Ademin perdent le contrôle de leur moto près de Montreux-Château et percutent le parapet d’un pont. Grièvement blessés, tous deux sont transportés à l’hôpital de Belfort avec de sérieuses fractures du crâne. Leur état est alors jugé très préoccupant.

Le 17 juillet évoque également une période plus sombre de l’histoire alsacienne. Après les festivités du 14 juillet à Belfort, près de 1 500 Alsaciens de retour en territoire annexé sont retenus à la gare allemande de Montreux-le-Vieux. Entassés dans une salle d’attente surchauffée, ils subissent une longue attente destinée à les intimider. Plusieurs personnes, notamment des femmes, sont victimes de malaises, illustrant les vexations auxquelles étaient alors confrontés les habitants d’Alsace lorsqu’ils manifestaient leur attachement à la France.

Ainsi, le 17 juillet mêle à Montreux-Vieux l’histoire du progrès ferroviaire, le souvenir d’un tragique fait divers et celui des épreuves vécues par les Alsaciens à une époque où la frontière pesait lourdement sur leur quotidien.

Publié dans Liens | Laisser un commentaire

Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 16 juillet ?

Un 16 juillet à Montreux-Vieux : entre foule en gare et drame sur la route

Le 16 juillet rappelle deux événements très différents dans l’histoire de Montreux-Vieux et de ses environs.

En 1889, la gare frontière d’Altmünsterol (Montreux-Vieux) connaît une affluence exceptionnelle. Au lendemain des festivités du 14 Juillet à Belfort, des milliers de voyageurs regagnent l’Alsace. Les trains sont pris d’assaut : le dernier convoi pour Mulhouse, composé de 34 voitures tractées par deux locomotives, accuse près d’une heure et demie de retard en raison des contrôles de passeports à la frontière. Malgré cette foule impressionnante, aucun incident majeur n’est signalé, illustrant l’importance de Montreux-Vieux comme porte d’entrée entre la France et l’Alsace.

Quelques décennies plus tard, en 1935, l’actualité est bien plus tragique. Un jeune couple de motocyclistes, de retour d’une visite à des proches à Montreux-Vieux, est victime d’un grave accident près de Montreux-Château. Après avoir percuté le parapet d’un pont, les deux passagers sont transportés inconscients à l’hôpital de Belfort, où leur état est jugé extrêmement préoccupant.

Ainsi, un 16 juillet évoque à la fois l’effervescence des grands départs et des retours de voyageurs à la gare d’Altmünsterol, mais aussi le souvenir d’un dramatique accident qui rappelle les dangers de la route à une époque où les déplacements motorisés étaient encore particulièrement risqués.

Publié dans Liens | Laisser un commentaire

Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 15 juillet ?

Un 15 juillet riche en événements à Montreux-Vieux

Le 15 juillet a marqué à plusieurs reprises l’histoire de Montreux-Vieux, mêlant faits divers, épisodes de la Grande Guerre et souvenirs des célébrations nationales.

En 1891, comme chaque année, de nombreux Alsaciens se rendent à Belfort pour assister aux festivités du 14 Juillet. À leur retour, ils doivent cependant subir les contrôles minutieux de la police allemande à la gare frontière de Montreux-Vieux. Les vérifications des voyageurs provoquent d’importants retards et suscitent un vif mécontentement. Malgré ces tracasseries, les Alsaciens gardent le souvenir d’un accueil particulièrement chaleureux à Belfort, où ils sont accompagnés jusqu’à la gare par les musiques de la ville.

Le 15 juillet 1914, un grave accident de la route survient près de Chavannes-sur-l’Étang. L’automobile du Baron Edmond de Rothschild percute une voiture à foin qui conduit deux voyageurs vers la gare de Montreux-Vieux. Le choc est dramatique : l’un des blessés succombe quelques jours plus tard. Le chauffeur est reconnu coupable d’homicide et de blessures par imprudence, tandis que le baron, déclaré civilement responsable, est condamné à verser une importante indemnité.

En pleine Première Guerre mondiale, le 15 juillet 1917, Montreux-Vieux voit le départ de l’état-major du 1er Corps colonial, installé dans la commune depuis un mois, remplacé par celui du 18ᵉ Corps commandé par le général Hirschauer. Ce changement rappelle le rôle stratégique joué par le village, situé à proximité immédiate du front.

Enfin, le 15 juillet 1921, un fait divers retient l’attention de la justice. Un jeune journalier, Joseph Sahm de Montreux-Jeune est condamné pour avoir grièvement blessé un habitant lors d’une altercation sur la route entre Montreux-Vieux et Montreux-Jeune. -Ernest Geiss). Le tribunal prononce une amende avec sursis et déclare le père du jeune homme civilement responsable.

Ainsi, au fil des décennies, le 15 juillet témoigne de la diversité de l’histoire de Montreux-Vieux : entre tensions à la frontière, accidents marquants, présence militaire et faits de la vie quotidienne, cette date reflète les multiples facettes du passé de la commune.

Sources : site WordPress montreux-vieux.net, L’Express, l’Alsace, les DNA.


Coup de couteau

15 juillet 1921 Coup de couteau http://montreux-vieux.net/?page_id=20148

Publié dans Liens | Laisser un commentaire

Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 14 juillet ?

Le 14 Juillet à Montreux-Vieux : Une fête au cœur de l’histoire de la frontière

Les grandes dates

14 juillet 1832
 Un nouveau garde champêtre
Louis Grosjean est nommé garde champêtre de Montreux-Vieux en remplacement de Claude Joseph Cuenin, démissionnaire.

14 juillet 1889
 Les Alsaciens prennent le train pour Belfort
Des milliers d’Alsaciens franchissent la frontière pour participer à la fête nationale française. À leur retour, la gare frontière de Montreux-Vieux doit accueillir un train exceptionnel de 34 voitures. Les contrôles des Passkarte durent près de deux heures.

14 juillet 1894
 Une gare en pleine effervescence
Le trafic voyageurs est très important et les marchandises affluent. Fruits, légumes et volailles arrivent de France, tandis que des milliers de kilos de cerises alsaciennes prennent le chemin inverse.

14 juillet 1907
 Le drapeau qui fait scandale
Au retour de Belfort, une vive altercation éclate entre voyageurs alsaciens et employés allemands. Refusant de payer un supplément de billet, un voyageur brandit un drapeau français. Dans la cohue, un jeune homme de dix-sept ans trouve tragiquement la mort.

15 juillet 1912
 La gare de Montreux-Vieux saccagée
Près de 1 500 voyageurs, enfermés dans une salle d’attente surchauffée, brisent portes et fenêtres pour respirer. Les affrontements avec les autorités allemandes conduisent à plusieurs arrestations.

31 août 1913
 L’aventure d’un drapeau tricolore
Un ancien zouave français traverse la frontière en agitant fièrement un drapeau. À Montreux-Vieux, les autorités allemandes le confisquent immédiatement avant de le renvoyer… à Belfort.

14 juillet 1915
 Une fête malgré la guerre
Office religieux le matin, jeux populaires l’après-midi près de la maison de Gustave Mangolte : les habitants célèbrent la fête nationale dans un esprit d’union.

14 juillet 1926
 Quel avenir pour la ligne Montreux-Vieux – Lauw ?
Les discussions se poursuivent pour maintenir une partie de la ligne ferroviaire au service des embranchements industriels.

Une frontière où le 14 Juillet prenait une dimension particulière

Dans bien des villages français, le 14 Juillet est synonyme de bals, de feux d’artifice et de réjouissances populaires. À Montreux-Vieux, village frontalier au destin singulier, cette journée possède une résonance toute particulière. Les archives montrent qu’elle fut, durant des décennies, le reflet des relations complexes entre la France et l’Alsace annexée.

Après 1871, chaque année, des milliers d’Alsaciens profitent de l’autorisation qui leur est accordée pour franchir la frontière et rejoindre Belfort afin d’y célébrer la fête nationale française. Ce voyage est bien plus qu’une simple excursion festive : il exprime un profond attachement à la France.

La gare frontière de Montreux-Vieux devient alors le théâtre d’impressionnantes scènes. En 1889, un train de trente-quatre voitures est nécessaire pour ramener les voyageurs. Les contrôles sont si longs que le convoi arrive avec près de deux heures de retard à Mulhouse.

Les années suivantes, les tensions s’accroissent. En 1907, une querelle à propos d’un supplément de billet dégénère en bagarre. Un voyageur brandit un drapeau tricolore face aux employés allemands, geste hautement symbolique. La foule est telle qu’un jeune Alsacien perd malheureusement la vie, écrasé dans la cohue.

En 1912, la situation tourne presque à l’émeute. Entassés dans une salle d’attente étouffante, près de mille cinq cents voyageurs forcent les portes et brisent les fenêtres pour retrouver un peu d’air. Les affrontements qui suivent conduisent à plusieurs arrestations et font la une de la presse nationale.

Même les anecdotes prennent une dimension politique. En 1913, un ancien soldat français voulant transporter un drapeau tricolore jusqu’en Alsace voit celui-ci immédiatement confisqué à la gare de Montreux-Vieux par les autorités allemandes. Ce simple morceau d’étoffe devient alors un véritable symbole.

Pourtant, le 14 Juillet n’est pas seulement une succession d’incidents. Les archives évoquent aussi des moments de joie. En 1915, malgré la guerre, les habitants se retrouvent pour un office religieux, puis pour des jeux populaires, témoignant de leur volonté de préserver un peu de normalité.

Enfin, les documents rappellent également le rôle économique essentiel de Montreux-Vieux. Le 14 juillet 1894, la gare connaît un trafic exceptionnel de voyageurs, mais aussi de marchandises : fruits, légumes, volailles et surtout les célèbres cerises alsaciennes transitent par cette porte entre la France et l’Alsace.

Ainsi, au fil des décennies, le 14 Juillet raconte bien davantage que la fête nationale. À Montreux-Vieux, il est le miroir d’une histoire faite de patriotisme, de passages de frontière, de développement ferroviaire, d’échanges commerciaux, mais aussi de tensions entre deux nations. Peu de villages peuvent se prévaloir d’avoir vu leur gare devenir, année après année, l’un des principaux théâtres de cette histoire.

Sources : site WordPress montreux-vieux.net, L’Express, l’Alsace, les DNA.


Fête du 14 juillet en 1915

14 juillet 1915 On a fêté joyeusement la fête nationale : le matin office à l’église, l’après midi , jeux variés sur le pré à côté de la maison de Gustave Mangolte.

Ligne Montreux-Vieux – Lauw

14 juilet 1926 M. André Tardieu, poursuivant ses démarches au sujet de la ligne de Montreux-Vieux à Lauw. a reçu du directeur des chemins de fer d’Alsace et de Lorraine, la lettre suivante :

Strasbourg, le 5 juillet 1923. Monsieur le Député, Par lettre en date du 3 juin dernier, vous avez bien voulu me demander de compléter les renseignements que je vous ai déjà fournis au sujet de la ligne de Montreux-Vieux à Lauw, en vous indiquant combien de temps peut encore durer, d’après nos prévisions, le trafic réduit oui s’y effectue actuellement.

J’ai l’honneur de vous faire connaître que M. le Ministre des Travaux public nous a demandé d’étudier la possibilité de maintenir le tronçon de Montreux-Vieux à Fousseinagne, comme voie-mère d’embranchements industriels.

Si cette solution est réalisée, le trafic de marchandises  sera maintenu dans l’avenir jusqu’à Fousseinagne mais au-delà, il cessera dés que l’administration militaire aura pris la décision de faire déposer la voie. Veuillez agréer, etc…

Le Directeur. Lette solution, bien que partielle, serait accueillie avec satisfaction. Sources : Le Républicain de Belfort 14 juillet 1926


Publié dans Liens | Laisser un commentaire

Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 13 juillet ?

La locomotive incendiaire

13 juillet 1934 La locomotive incendiaire.http://montreux-vieux.net/?page_id=20176

Publié dans Liens | Laisser un commentaire

Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 12 juillet ?

Arrêté pour avoir crié « Vive la France »

12 juillet 1889 La police allemande vient de mettre en état d’arrestation le nommé J.-B. Bilger, ancien militaire pensionné du gouvernement français qui, rentrant de Belfort où il était allé toucher le trimestre échu de sa pension, avait proféré au nez et à la barbe des gendarmes allemands de Montreux-Vieux le cri de : «  Vive la France »   . Le pauvre diable va payer de quelques mois de prison son trop grand amour pour la patrie perdue. Sources : La France 12 juillet 1889

12 juillet 1889Cris séditieux en Alsace-Lorraine On écrit de Roppenzweiler le 9 à l’Express : Le nommé Bilger (Jean-Baptiste), ancien militaire pensionné du gouvernement français, rentrait l’autre jour de Belfort où il avait été toucher sa pension; étant pris de vin, il s’est mis à injurier les gendarmes stationnés à Montreux-Vieux; il a de plus poussé, à plusieurs reprises, des cris séditieux. Recherché pour ce fait par la gendarmerie, il a été arrêté hier à Durmenach et conduit à Mulhouse, où il sera jugé. Comme il est veuf, la commune va être obligée de pourvoir à la subsistance de ses enfants qui sont sans ressources. Sources : La Cocarde 12 juillet 1889


Rixe sanglante

Montreux-Vieux. — On nous écrit le 12 juillet 1891 : Une querelle qui a dégénéré en rixe sanglante a éclaté hier soir, pour une cause futile, au buffet de la gare, entre deux employés d’une maison d’expédition de notre localité. Il a fallu que la gendarmerie vint en nombre pour séparer les combattants, au nombre de vingt au moins, qui tapaient les uns sur les autres comme des sourds et auxquels tous les meubles du restaurant servaient d’armes défensives ou offensives. Force est restée aux représentants de la loi. On a appelé en toute hâte les médecins de Foussemagne et de Dannemarie pour donner des soins aux blessés, parmi lesquels les deux employés en question, l’expéditeur et le patron du buffet le sont grièvement. Sources : Express 14 juillet 1891


Louis Baptiste Fabry décoré

12 juillet 1917 Louis Baptiste Fabry décoré à Montreux-Vieux le 12 juillet 1917 de la médaille militaire

« Louis » Baptiste FABRY  médaille coloniale (10 septembre 1916), croix de guerre 1914-1918 étoile de bronze (2 janvier 1917), médaille militaire (14 juillet 1917)

Décoré le 12 juillet 1917 à Montreux-Vieux, 68210, Haut-Rhin, Alsace, France de la Médaille militaire. Bulletin des armées : « Sous-officier d’une rare bravoure et d’une énergie exceptionnelle. S’est fait particulièrement remarquer pendant les attaques sur la Somme ainsi qu’au cours de la bataille de l’Aisne en avril 1917. Une citation. » Sources: Journal Officiel de la République française du 14/07/1917

Né le 19 avril 1881 (mardi) – Alger, Algérie Décédé le 31 janvier 1958 (vendredi) – Leyr, 54760, Meurthe-et-Moselle, Lorraine, France, à l’âge de 76 ans Inhumé en février 1958 – Leyr, 54760, Meurthe-et-Moselle, Lorraine, France Il était électricien, artilleur colonial, brigadier puis maréchal des logis au 3e régiment d’artillerie coloniale, surveillant à l’usine de Pompey

A participé à la Grande Guerre Unité(s) : 6e régiment d’artillerie coloniale (6e RAC) , 3e régiment d’artillerie coloniale (3e RAC) , 105e régiment d’artillerie lourde (105e RAL) , 107e régiment d’artillerie lourde (107e RAL) , 81e régiment d’artillerie lourde (81e RAL) , 85e régiment d’artillerie lourde (85e RAL) Domicile lors de la mobilisation : le Havre (76)


Autorisation à contracter un emprunt

12 juillet 1931 Par décret en date du 12 juillet 1931, pris sur le rapport du président du conseil la commune de Montreux- Vieux (Haut-Rhin) est autorisée à contracter, auprès du Crédit foncier de France, un emprunt de 345.000 fr., remboursable en trente annuités, dont le produit est destiné. au financement de travaux d’alimentation en eau potable


Bombes sur Montreux-Vieux

12 juillet 1939 Des bombes ont été jetées sur Montreux-Vieux, Chavannes et Montreux-Château. Dans cette dernière localité il y a eu des morts et des blesses.

Publié dans Liens | Un commentaire

Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 11 juillet ?

Accident de chemin de fer

11 juillet 1891Le serre-frein Tschimber, faisant le service entre Mulhouse et Montreux-Vieux, tomba de wagon pendant le trajet et fut gravement mutilé, son état est désespéré. Sources : Le Petit Parisien 11 juillet 1891


Hattenberger Eugène caporal

11 juillet 1947 Hattenberger (Eugène), caporal au corps de sapeurs-pompiers de Montreux-Vieux. JO 11 juillet 1947

Publié dans Liens | Laisser un commentaire

Le saviez-vous ? Les alsaciens et le 14 juillet

Le saviez-vous ? Les alsaciens et le 14 juillet

Après 1871 les alsaciens avaient le droit de se rendre en France à Belfort pour participer aux réjouissances nationales du 14 juillet.

En 1889 l’administration allemande, à la gare frontière de Montreux-Vieux a constaté que dans la soirée il a fallu organiser un train composé de 34 voitures de voyageurs et le nombre de personnes tellement important qu’il a fallu deux heures au commissaire spécial et à ses acolytes pour examiner les passkarte, dont les voyageurs étaient munis.

Conséquences: retard du train, qui n’est arrivé à Mulhouse que près de deux heures après l’heure marquée à l’horaire d’arrivée.

Sources: L’Indépendant de Mascara 25/07/1889
Publié dans Liens | Laisser un commentaire

Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 09 juillet ?

Mort de Frédéric de Montreux

Le 9 Juillet 1386, Ferry ou Frédéric de Montreux périt à la bataille de Sempach avec de nombreux gentilshommes alsaciens. La bataille de Sempach dans la localité éponyme du canton de Lucerne a eu lieu le 9 juillet 1386. Elle opposa les troupes du duché d’Autriche menées par Léopold III de Habsbourg, qui sera tué dans la bataille, et celles de Lucerne appuyées par des éléments provenant d’Uri, Schwytz et d’Unterwald. 

Le journal Suisse 24 h à couvert les commémorations du 30 juin 2019.

La bataille de Sempach commémore ses 633 ans Suisse centrale La bataille célèbre la victoire des Confédérés sur les Habsbourg en 1386. Ignazio Cassis a participé à la cérémonie.

Ignazio Cassis a pris part à la commémoration de la bataille de Sempach (LU) dimanche. C’est la première fois depuis 2011 qu’un conseiller fédéral participe à cette cérémonie honorant la victoire des Confédérés sur les Habsbourg en 1386.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est ScreenShot1769.jpg.

Le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a souligné dans un discours l’importance de l’Histoire et de la tradition pour notre société. «La tradition peut nous servir de boussole dans des temps incertains», mais il ne faut pas oublier que le monde change et que ce qui pouvait être considéré comme bon par le passé, peut être aujourd’hui vu comme obsolète, a-t-il ajouté.

Pour mémoire, la bataille a opposé le 9 juillet 1386 les troupes autrichiennes à celles de Lucerne, appuyées par les cantons d’Uri, Schwyz et Unterwald. L’affrontement est considéré comme l’une des batailles majeures qui a permis à la Confédération des VII cantons de s’affranchir des Habsbourg


Inauguration de la bannière de la Çoncordia

9 juillet 1895 Montreux Vieux. — Dimanche a eu lieu l’inauguration de la bannière de la Çoncordia, société de musique et de chant De nombreuses sociétés des environs dont cinq de Mulhouse, ont prêté leur concours à cette cérémonie. Sources : L’Express 9 juillet 1895


La visite de la gent bohémienne.

09 juillet 1937 MONTREUX-VIEUX La visite de la gent bohémienne. — Mercredi soir une caravane de bohémiens arrivait dans notre village et cherchait un lieu de campement. On pria la caravane de continuer son chemin, mais elle n’écouta pas ce sage conseil, et elle s’installa sur les terres confinant à l’étang de M. Bey. Les visiteurs se promenèrent dans le pays et provoquèrent ainsi la curiosité et l’ahurissement des habitants. Mais le soir, l’étang de M. Bey reçut une visite intempestive. Les autorités furent informées et firent partir les indésirables. Le lendemain matin au lever du soleil la caravane s’éloignait dans la direction de la vallée de la Largue pour trouver un autre emplacement pour camper. Sources : L’Express de Mulhouse 9 juillet 1937

Publié dans Liens | Laisser un commentaire

A lire cet été « Dannemarie à travers les âges »

A lire cet été « Dannemarie à travers les âges »

Écrit par Laure Stefanczin et Jean-Michel Pfirsch le livre « Dannemarie à travers les âges »  le tome II est paru en mars 2016 et le tome III en octobre 2016. L’ouvrage fera le bonheur de tous les passionnés de l’histoire de notre région, « histoire » avec un petit ou un grand H !

Que savons-nous du passé de nos petites villes et des villages du Sundgau ? Pas grand-chose ou presque rien… Ou tout simplement, est-ce que la curiosité pour les petites et grandes histoires des habitants de notre région est-il minime ou peut-être inexistante ? Et pourtant, quelle richesse dans la vie de tous ceux qui nous ont précédés. Leur vie quotidienne était bien plus difficile que la nôtre, ils étaient ballotés et malmenés par les vicissitudes de l’Histoire.

Enfermé dans notre bulle protectrice, pouvons-nous imaginer l’insalubrité et le risque de propagation des maladies qui étaient courants à la fin du 18e siècle ? Comment connaître les conditions de vie de nos paysans et citadins sundgauviens de cette époque ?

A lire cet été « Dannemarie à travers les âges » Tome I, II et III

Je vais vous faire une confidence :

Lisez l’ouvrage « Dannemarie à travers les âges », le tome II. Écrit par Laure Stefanczin et Jean-Michel Pfirsch, ce livre est une mine d’informations sur notre passé. Les auteurs ont compulsé une multitude d’archives paroissiales, municipales et départementales, et le résultat est un livre instructif tout en restant attrayant car truffé de nombreuses anecdotes passionnantes.

Petite ville nichée au cœur du Sundgau, Dannemarie est peut-être votre lieu de naissance ou d’habitation ou tout simplement votre lieu de destination pour faire quelques achats ou promenades. Bien que centré sur cette ville, le livre détaille toute une vie de labeur, de « vivre ensemble » dans le quotidien, de querelles entre le conseil municipal et les administrés, de détails croustillants sur petits et grands larcins… le tout sur un fond historique.  Bref, une vie de tous les jours entre 1789 (la Révolution) et 1869 (l’année avant l’arrivée des Prussiens).

Lisez également « Dannemarie à travers les âges », le tome III écrit par Alexandre Berbett l’histoire de l’Empire Allemand à 2015 avec son Thème « Mémoire des Dannemariens /Mémoire de Danemarie «  15 témoignages recueillis auprès d’anciens par Alexandre Berbett, Laure Stéfancyn et Jean Michel Pfirsch

Publié dans Liens | Laisser un commentaire

Que s’est-il passé à Montreux-Vieux un 08 juillet ?

Suicide par balle du nommé Roesch

8 juillet 1890 Un nommé Roesch, âgé de 39 ans, originaire de Morschwiller (Alsace), s’est suicidé dans une chambre attenant à un restaurant de l’avenue de la Gare, en se tirant un coup de revolver au cœur. On Ignore encore à l’heure qu’elles sont les motifs de ce suicide; mais il n est pas à supposer que ce soit la misère qui ait poussé Roesch à cette triste- extrémité car on a trouvé sur lui une .montre et sa chaîne en or ainsi qu’une somme de 250 francs. Il avait essayé plusieurs fois, ces temps derniers, de pénétrer eu Alsace pour voir ses parents, mais s’était chaque fois heurté contre l’inflexibilité du commissaire de police allemande de Montreux-Vieux. Une enquête est ouverte. Sources : L’Autorité 8 juillet 1890


Ecrasé par le train

8 juillet 1891. — On nous écrit : Le serre-frein Tschiember, qui faisait le service d’un train de marchandises entre Mulhouse et Montreux-Vieux, est tombé de wagon pendant le trajet, hier matin. Les roues ici ont passé sur la jambe droite et le bras droit qu’ils ont séparés du corps. Le malheureux a été relevé et transporté à l’hôpital Saint-Morand, dans un état désespéré. Sources : Express 8 juillet 1891

Installation du commissaire de police français

8 août 1914 Paris, 8 août. Le commissaire de police français est installé dans les bureaux du commissaire allemand de Montreux-Vieux. On n’entend pas de fusillade. (Officiel.) Nos troupes ne restent pas inactives sur nos régions frontières. Ainsi nous croyons, sans insister sur le fait, que des éléments très avancés de nos forces de l’Est foulent le territoire de nos provinces annexées. Au ministère do la guerre on conserve le mutisme le plus impénétrable sur ces mouvements. Cependant, la nouvelle, confirmée officiellement, de la présence à la gare de Montreux-Vieux (Altmunslerol), douane allemande, du commissaire spécial de police de la gare de Petit-Croix (douane française) implique que le fonctionnaire civil doit être accompagné de militaires. Rappelons que c’est à Montreux-Vieux que les Allemands ont eu le geste élégant de saisir avant toutes hostilités une des premières locomotives de l’Est. (De l’Echo de Paris). Sources : Le Progrès de la Côte d’Or 9 août 1914


Arrivée du Général de Division De L’Epée

8 juillet 1915 Arrivée à Montreux-Vieux du Général de Division De l’Epée avec son Etat Major . Le Général et son Etat Major sont repartis le 31 août ; Il laisse, ainsi que les soldats, le meilleur souvenir. Des éléments de la 16 ème division le remplacent.


67 personnes ont été envoyées en Allemagne,

08 juillet 1915 Le 2 de ce mois 67 personnes ont été envoyées en Allemagne, via Genève. Aujourd’hui le général de Division de l’Epée, est arrivé avec son état-major.


Inscription au registre de commerce

8 juillet 1933 Robert Thony, commerce de vélos et d’accessoires pour autos, motos et cycles Sources : L’Express 8 juillet 1933

Publié dans Liens | Laisser un commentaire